
Le pape Léon XIV salue les pèlerins réunis pour la messe du Jubilé des catéchistes le 28 septembre 2025, sur la place Saint-Pierre au Vatican. / Crédit : Médias du Vatican
Cité du Vatican, 29 septembre 2025 / 10h50 (CNA).
Le pape Léon XIV a mis en lumière les risques de l’intelligence artificielle dans son choix de thème pour la Journée mondiale des communications sociales de l’année prochaine, le Vatican soulignant le rôle important des catholiques dans l’éducation aux médias et à l’IA.
Le thème choisi par le pape pour la 60e Journée mondiale des communications sociales 2026, publiée lundi, est «Préserver les voix et les visages humains». Cette journée est célébrée chaque année le 24 janvier, fête de saint François de Sales, saint patron des journalistes et des écrivains.
La note explicative du Vatican souligne les risques de l’IA, notamment le fait qu’elle «peut générer des informations attrayantes mais trompeuses, manipulatrices et préjudiciables, reproduire les biais et les stéréotypes de ses données d’entraînement et amplifier la désinformation par la simulation de voix et de visages humains».
Le thème de la Journée mondiale des communications sociales a été publié alors que le département de la communication du Vatican est en difficulté pour endiguer la marée des «deepfakes», fausses images et vidéos du pape Léon XIV disant et faisant des choses qu'il n'a pas dites ou faites.
Le pape Léon XIV a signalé au début de son pontificat que le défi de l'IA serait un thème important de son enseignement.
L'annonce du Vatican lundi a appelé à l'introduction de l'éducation aux médias et à l'intelligence artificielle dans les systèmes éducatifs pour lutter contre le risque de désinformation.
«En tant que catholiques, nous pouvons et devons apporter notre contribution, afin que les gens, en particulier les jeunes, acquièrent la capacité de pensée critique et grandissent dans la liberté de l’esprit», indique le document.
Le message du Vatican souligne que «la communication publique nécessite un jugement humain, pas seulement des modèles de données».
«Le défi consiste à faire en sorte que l’humanité reste l’agent directeur», indique-t-il. «L’avenir de la communication doit être celui où les machines servent d’outils qui connectent et facilitent la vie humaine plutôt que d’éroder la voix humaine.»
