Annulation de l'interdiction de communion de Nancy Pelosi : il est trop tard pour faire appel, selon un expert




[ad_1]


Le pape François rencontre la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, au Vatican le 9 octobre 2021. / Crédit : Vatican Media

Cité du Vatican, 13 décembre 2024 / 16h35 (CNA).

Malgré la récente déclaration de l'ancienne présidente Nancy Pelosi affirmant avoir fait appel au Vatican pour annuler l'interdiction de communier qui lui a été imposée en raison de sa position sur l'avortement, un tel recours n'est probablement plus possible pour elle, a déclaré un professeur de droit canonique à CNA.

Mme Pelosi aurait dû porter son cas devant le pape François dans les 30 jours suivant l'imposition initiale de l'interdiction par l'archevêque de San Francisco, Salvatore Cordileone, en 2022, a expliqué le père Stefan Mückl, professeur de droit ecclésiastique à l'Université pontificale de la Sainte-Croix à Rome.  

Dans une interview accordée au National Catholic Reporter publiée cette semaine, Mme Pelosi a déclaré avoir sollicité l'intervention du Vatican pour faire annuler cette interdiction.

« D'après ce que je comprends, tant que Rome est saisie du dossier, il n'est pas résolu », a déclaré Mme Pelosi au National Catholic Reporter. « Je n'ai jamais été refusée. Je suis allée dans des églises catholiques partout dans le pays et je n'ai jamais été refusée. »

On ne sait pas exactement quand Mme Pelosi a fait appel au Vatican. Le National Catholic Reporter a indiqué qu'« elle n'a pas répondu à une demande de s'entretenir avec son avocat canoniste » et que « ses porte-parole ont refusé de commenter une affaire personnelle ».

In a 2022 open letter Adressée à l'ancienne présidente de la Chambre des représentants, l'interdiction de Mgr Cordileone empêche Mme Pelosi de recevoir la sainte communion en raison de sa position publique sur l'avortement. Il a cité le canon 915 du Code de droit canonique comme s'appliquant à son cas.

Selon M. Mückl, si Mme Pelosi a fait appel au Vatican en vertu du droit canonique, elle aurait dû le faire dans un délai précis.

« Si Mme Pelosi a maintenant déposé un "appel" auprès du Saint-Siège, il ne s'agira guère d'un recours au sens canonique, car un tel recours [serait] clairement hors délai », a déclaré M. Mückl à CNA.

« Au mieux, on peut supposer qu'il s'agit d'un "appel politique" », a-t-il ajouté. « Un recours au sens technique serait prescrit. »

Se référant aux canons 1734 et 1735 du Code de droit canonique, M. Mückl a expliqué que Mme Pelosi aurait eu « 10 jours pour demander la révocation d'un décret par l'auteur [Mgr Cordileone], puis 30 jours pour proposer un recours au supérieur hiérarchique [le pape François]. »

En réponse aux commentaires de Mme Pelosi dans le National Catholic Reporter, l'archevêque de San Francisco a publié une déclaration le 10 décembre exprimant son désir de s'entretenir avec la politicienne.  

« En tant que pasteur des âmes, ma préoccupation majeure et ma responsabilité principale est le salut des âmes. Et comme nous le rappelle Ézéchiel, pour qu'un pasteur accomplisse sa vocation, il a le devoir non seulement d'enseigner, de consoler, de guérir et de pardonner, mais aussi, lorsque cela est nécessaire, de corriger, d'admonester et d'appeler à la conversion », a écrit Mgr Cordileone.

« Je réitère donc sincèrement une fois de plus mon appel à la présidente Pelosi pour qu'elle permette à ce type de dialogue d'avoir lieu », a-t-il ajouté.

Selon M. Mückl, si Mme Pelosi refuse d'engager le dialogue avec Mgr Cordileone, « juridiquement parlant, elle n'a pas rempli son devoir de coopération ».

Cependant, le pape François est « libre de se saisir lui-même de l'affaire », a déclaré M. Mückl à CNA. « Il est difficile de prédire s'il le fera réellement. »

[ad_2]

Lien source



En savoir plus sur Christian Pure

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et accéder à l'ensemble des archives.

Continuer la lecture

Partager sur...