Dieu a-t-il un corps? Explorer la forme divine dans l'Écriture




  • La Bible dépeint Dieu à la fois avec des attributs physiques et des qualités transcendantes, en utilisant des métaphores pour décrire les réalités spirituelles, illustrant sa nature comme inconnaissable mais relatable.
  • les confessions chrétiennes interprètent différemment la physicalité de Dieu; certains voient les descriptions bibliques métaphoriquement tandis que d’autres y trouvent une valeur symbolique et dévotionnelle, toutes affirmant la transcendance de Dieu.
  • Le concept d’incorporalité de Dieu met en évidence son essence spirituelle, en mettant l’accent sur sa perfection et son mystère tout en équilibrant les aspects personnels et relationnels de sa nature.
  • Les êtres humains créés à l’image de Dieu sont compris comme reflétant les capacités spirituelles et morales plutôt que la forme physique, l’incarnation de Jésus reliant les mondes divin et matériel.

Quelle est la taille de Dieu (Dieu a-t-il un corps physique)?

Que dit la Bible de la forme physique ou de l’apparence de Dieu?

La Bible présente une image complexe de la forme de Dieu. Dans certains passages, Dieu semble avoir des attributs physiques. Dans d'autres, Sa transcendance est soulignée.

Dans la Genèse, nous lisons que les humains sont faits à l’image de Dieu. Cela pourrait suggérer une ressemblance physique. Pourtant, nous devons être prudents en interprétant cela littéralement. L'image de Dieu se réfère probablement plus à nos capacités spirituelles et morales qu'à nos corps.

L’Exode nous dit que Moïse a parlé avec Dieu «face à face». Mais il dit aussi que personne ne peut voir le visage de Dieu et vivre. Ce paradoxe révèle le mystère de la nature de Dieu. Il se révèle, mais reste au-delà de la pleine compréhension humaine.

Les prophètes avaient des visions de Dieu sur Son trône. Ésaïe a vu le Seigneur «élevé et exalté». Ézéchiel a décrit une figure avec «l’apparence d’un homme». Ces récits utilisent un langage physique. Mais ce sont probablement des tentatives de transmettre des réalités spirituelles à travers une imagerie familière.

Dans le Nouveau Testament, Jésus dit «Dieu est esprit». Cela suggère que Dieu n’a pas de corps physique comme le nôtre. Pourtant, Christ lui-même, en tant que Verbe incarné, a pris la chair humaine. Cela montre que Dieu peut entrer dans le royaume physique, tout en restant au-delà.

La Bible utilise un langage anthropomorphique pour Dieu. Il parle de ses yeux, de ses oreilles et de ses mains. Mais nous devrions comprendre cela comme une compréhension humaine accommodante. Les manières de percevoir et d’agir de Dieu transcendent nos sens et nos membres physiques.

L'Écriture présente Dieu comme personnel et relatable. Pourtant, il met également l'accent sur son altérité et son mystère. Nous devons maintenir ces vérités en tension. Dieu est proche de nous, mais au-delà de toute compréhension. Il s'engage dans le monde physique, mais n'est pas limité par celui-ci (Ndlovu & Nicolaides, 2021; Stiebert, 2016, p. 23 à 33).

Comment les différentes confessions chrétiennes interprètent-elles les passages qui semblent attribuer des caractéristiques physiques à Dieu?

Mon interprétation des passages bibliques sur la physicalité de Dieu varie selon les traditions chrétiennes. Cette diversité reflète le mystère de la nature de Dieu. Cela montre également comment notre compréhension de Lui se développe au fil du temps.

De nombreuses confessions protestantes adoptent une approche largement métaphorique. Ils voient les descriptions des attributs physiques de Dieu comme un langage figuratif. Ces images nous aident à nous relier à Dieu. Mais ils ne sont pas censés être pris littéralement. Dieu transcende la forme physique.

La tradition réformée met particulièrement l’accent sur la transcendance de Dieu. Calvin a mis en garde contre la formation d'images mentales de Dieu. Il voyait cela comme une forme d'idolâtrie. Pour les chrétiens réformés, les passages sur les parties du corps de Dieu sont purement symboliques.

Les traditions catholiques et orthodoxes ont une vision plus nuancée. Ils affirment l’incorporalité de Dieu. Pourtant, ils voient aussi de la valeur dans les représentations physiques du divin. Les icônes et les statues sont considérées comme des fenêtres vers des réalités spirituelles. Pas des idoles, mais des aides à la dévotion.

Ces traditions mettent également l'accent sur l'Incarnation. En Christ, Dieu a vraiment pris la chair humaine. Cela donne un nouveau sens au langage anthropomorphique sur Dieu. Cela montre que Dieu peut entrer dans le royaume physique, tout en restant au-delà.

Les chrétiens pentecôtistes et charismatiques ont souvent une approche plus expérientielle. Ils peuvent être plus ouverts aux manifestations physiques de la présence de Dieu. Cela peut inclure des visions ou des expériences sensorielles. Pourtant, la plupart affirment encore la transcendance ultime de Dieu.

Certaines confessions protestantes plus libérales adoptent une approche démythologisante. Ils voient d'anciennes descriptions physiques de Dieu comme des reflets de croyances primitives. Ceux-ci sont réinterprétés à la lumière de la compréhension moderne.

Dans toutes les dénominations, il y a un accord général sur le fait que Dieu n'est pas limité par la forme physique. Pourtant, il y a des différences dans la façon dont le langage littéralement ou symboliquement physique sur Dieu est pris. Ces différences reflètent des accents différents sur la transcendance de Dieu par rapport à l’immanence.

Je vois ces interprétations comme des moyens de rendre l'infini compréhensible. Je constate comment ils ont évolué avec l’évolution des visions du monde. Nous devons aborder ces différences avec humilité et charité (Sima, 2023; Wolf, 2022, p. 227 à 245).

Quel est le concept théologique de l’incorporalité de Dieu?

Mes bien-aimés fidèles, le concept de l’incorporalité de Dieu est une puissante vérité théologique. Il affirme que Dieu n'a pas de corps physique. Cette idée a des racines profondes dans la pensée chrétienne. Il nous aide à comprendre la nature de Dieu en tant qu’esprit.

L'incorporalité signifie que Dieu n'est pas fait de matière. Il n'est pas confiné à l'espace ou au temps. Cela le distingue de sa création. Il met l'accent sur sa transcendance et son altérité. Dieu n'est pas seulement une version plus grande de nous. Il est fondamentalement différent dans Son être même.

Ce concept a plusieurs implications importantes. Cela signifie que Dieu n'est pas limité par des contraintes physiques. Il peut être présent partout à la fois. Il n'est pas sujet à la décomposition ou au changement. Ces qualités reflètent Sa perfection et Son infinité.

L’incorporalité est également liée à la simplicité de Dieu. Dans la théologie classique, Dieu n'est pas composé de parties. Il est une pure actualité, sans aucun potentiel de changement. Cela préserve son unité et sa perfection. Un corps physique impliquerait complexité et limitation.

Pourtant, nous devons équilibrer cela avec d'autres vérités. Dieu est personnel et accessible. Il interagit avec le monde physique. L'Incarnation montre que Dieu peut entrer dans la réalité physique. Mais sa nature essentielle reste au-delà.

La doctrine de l'incorporalité aide à se prémunir contre l'idolâtrie. Nous ne devrions pas essayer de représenter Dieu avec des images physiques. De telles représentations seront toujours insuffisantes. Ils peuvent limiter notre compréhension de sa nature infinie.

Ce concept éclaire également notre compréhension de l'au-delà. Nos corps ressuscités seront différents de nos corps actuels. Ils seront plus adaptés à la vie dans la présence incorporelle de Dieu. Nous le verrons «face à face», mais dans un sens spirituel.

Je vois comment ce concept défie notre tendance naturelle à l'anthropomorphisation. Il étend notre esprit au-delà du familier. Je note comment il s'est développé en dialogue avec la philosophie grecque. Pourtant, il reste enraciné dans la révélation biblique.

L’incorporalité nous rappelle le mystère de Dieu. Nous ne pouvons pas saisir pleinement Sa nature. Pourtant, nous pouvons Le connaître à travers Sa révélation de soi. Ce paradoxe devrait inspirer à la fois l’humilité et l’émerveillement (Baskind, 2024; Onylnah, 2006, p. 117 à 127).

Comment les chrétiens concilient-ils l’idée que les êtres humains sont créés à l’image de Dieu avec l’idée que Dieu n’a pas de corps physique?

Cette question touche à un mystère puissant. Comment pouvons-nous porter l’image de Dieu s’il n’a pas de forme physique? La réponse réside dans la compréhension de la profondeur de ce que signifie être créé à la ressemblance de Dieu.

L'image de Dieu chez les humains ne concerne pas principalement l'apparence physique. Il se réfère à nos capacités spirituelles et morales. Nous reflérons la nature de Dieu dans notre capacité à raisonner, à aimer et à créer. Ces qualités transcendent le physique.

Notre conscience et notre conscience de soi reflètent la personnalité de Dieu. Notre capacité de relations reflète la nature relationnelle de la Trinité. Notre sens moral fait écho à la justice de Dieu. Telles sont les véritables marques de l’image de Dieu en nous.

Le concept d'intendance est également essentiel. Nous sommes appelés à prendre soin de la création, comme Dieu le fait. Ce rôle reflète Son autorité et Sa créativité. Il ne dépend pas de la similitude physique.

Certains théologiens voient l’image de Dieu dans tout notre être – corps, âme et esprit. Même nos corps, bien qu’ils ne soient pas comme ceux de Dieu, reflètent son art. Ils nous permettent d’interagir avec le monde d’une manière qui reflète l’activité de Dieu.

L'Incarnation donne une nouvelle profondeur à ce concept. En Christ, Dieu a pris une forme humaine. Cela affirme la bonté du corps physique. Il montre comment le divin peut s'exprimer à travers l'humain, sans s'y limiter.

Nous devons également considérer l'état déchu de l'humanité. Le péché a entaché l’image de Dieu en nous. Pourtant, en Christ, cette image est en train d'être restaurée. Il s'agit avant tout d'une transformation spirituelle, et non physique.

Je vois comment nos capacités mentales et émotionnelles reflètent les attributs divins. Notre capacité à faire preuve de compassion, à pardonner, à créer, sont le reflet de la nature de Dieu. Je note comment la compréhension de l'imago dei s'est développée au fil du temps.

Porter l’image de Dieu, c’est notre capacité de relation avec Lui. Il s’agit de notre potentiel à grandir dans la sainteté et l’amour. Ces qualités transcendent le physique, reflétant la nature incorporelle de Dieu.

Cette compréhension devrait inspirer à la fois l'humilité et la crainte. Nous sommes poussière, mais couronnés de gloire et d'honneur. Efforçons-nous de refléter plus pleinement le caractère de Dieu, dans l’esprit et dans la vérité (Nainggolan, 2020, p. 18 à 30; Siker, 2020, p. 173-196).

Qu’ont enseigné les premiers Pères de l’Église sur la nature et la physicalité de Dieu?

Mes chers fidèles, les premiers Pères de l’Église étaient profondément aux prises avec des questions de nature divine. Leurs enseignements ont jeté les bases de notre compréhension de l’incorporalité de Dieu. Ils cherchaient à articuler la vérité biblique dans le langage de leur temps.

De nombreux Pères ont souligné la transcendance de Dieu. Clément d’Alexandrie a enseigné que Dieu est «sans forme ni nom». Il ne peut pas être pleinement saisi par la pensée humaine. Cela préserve le mystère et l’altérité de Dieu.

Origène a plaidé fortement contre les vues anthropomorphiques de Dieu. Il considère les descriptions bibliques des parties du corps de Dieu comme purement métaphoriques. Pour Origène, Dieu est incorporel et au-delà de la forme physique. Ce point de vue est devenu influent dans la théologie chrétienne.

Augustin a développé ces idées plus loin. Il a enseigné que Dieu est esprit, pas confiné dans l'espace. La présence de Dieu n'est pas physique, mais par la puissance et l'essence. Cela a aidé à clarifier comment Dieu peut être omniprésent mais incorporel.

Les pères cappadociens – Basile, Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze – ont affiné ces concepts. Ils ont mis l’accent sur la simplicité et l’unité de Dieu. Dieu n'est pas composé de parties, ce qu'un corps physique impliquerait.

Mais les Pères ont également affirmé la nature personnelle de Dieu. En dépit d'être incorporel, Dieu n'est pas une force abstraite. Il est un être vivant et personnel qui se rapporte à Sa création. Cela préserve le témoignage biblique de l’engagement actif de Dieu dans le monde.

Le développement de la théologie trinitaire a ajouté de la profondeur à cette compréhension. Les personnes de la Trinité se distinguent par leurs relations et non par leurs caractéristiques physiques. Cela a encore renforcé le concept d’incorporalité de Dieu.

Certains premiers chrétiens, influencés par leur origine culturelle, avaient des vues plus anthropomorphes. Mais ceux-ci ont généralement été rejetés au fur et à mesure que la théologie de l’Église se développait. Le point de vue dominant est devenu l’un des aspects spirituels et incorporels de Dieu.

Je vois dans ces enseignements un appel à élargir nos catégories mentales. Ils nous mettent au défi de penser au-delà du physique. Je note comment ils se sont engagés à la fois avec la révélation biblique et les concepts philosophiques de leur temps.

Les enseignements des Pères nous rappellent l’immensité de la nature de Dieu. Ils nous appellent à l'humilité dans nos tentatives de Le comprendre. Pourtant, ils affirment aussi que ce Dieu infini s'est fait connaître à nous dans le Christ (Mcfadyen, 1909, pp. 187-197; O’collins, 2016).

Comment l’incarnation de Jésus-Christ se rapporte-t-elle aux questions relatives à la forme physique de Dieu?

L’incarnation de Jésus-Christ est au cœur de notre compréhension de la relation de Dieu à la forme physique. En Jésus, nous voyons le Dieu invisible rendu visible. Le Verbe éternel s'est fait chair et a habité parmi nous. Ce grand mystère révèle le désir de Dieu d’être proche de nous.

L'incarnation montre que Dieu n'est pas opposé à la forme physique. En adoptant la nature humaine, le Christ a affirmé la bonté de la création matérielle. Cependant, nous devons faire attention à ne pas limiter Dieu à la seule forme physique. Jésus était pleinement humain et pleinement divin. Son corps physique ne contenait ni ne limitait sa nature divine.

En Christ, nous voyons Dieu se rapportant à nous d'une manière que nous pouvons comprendre. Jésus mangeait, buvait et ressentait de la douleur. Il a vécu pleinement la vie humaine. Cela nous dit que Dieu comprend intimement notre existence physique. Dans le même temps, la résurrection et l’ascension du Christ indiquent un corps glorifié au-delà de notre expérience actuelle.

L’incarnation nous invite à voir le monde physique comme capable de manifester la présence de Dieu. Nos corps sont des temples du Saint-Esprit. La création reflète la gloire de Dieu. Pourtant, Dieu transcende toutes les limitations physiques. L’incarnation du Christ ne signifie pas que Dieu est confiné à la forme humaine. Au contraire, il montre la liberté de Dieu de se rapporter à nous de multiples manières.

Nous devons maintenir l’incarnation en tension avec la transcendance de Dieu. Jésus nous révèle Dieu, mais n'épuise pas le mystère divin. Dieu reste plus grand que nous ne pouvons l'imaginer. L’incarnation nous enseigne à vénérer le physique sans réduire Dieu au simple matériel (Hussey, 2016, p. 107 à 119; Règlement, 2016, p. 26 à 33)

Quelles sont les implications de croire que Dieu a ou n’a pas un corps physique?

La façon dont nous comprenons la nature de Dieu façonne profondément notre foi et notre pratique. Croire que Dieu a un corps physique peut rendre Dieu plus accessible et plus présent. Il peut réconforter certains d'imaginer Dieu avec des traits humains. Pourtant, ce point de vue risque de limiter Dieu à notre propre image.

Si nous croyons que Dieu n’a pas de forme physique, nous affirmons la transcendance et le mystère de Dieu. Cela préserve la liberté et l'altérité divines. Mais cela peut faire en sorte que Dieu se sente distant ou abstrait pour certains. Nous devons être sensibles à ces implications lorsque nous réfléchissons à cette question.

Pratiquement, croire en un corps physique divin pourrait conduire à créer des images de Dieu. Cela risque l’idolâtrie: adorer les choses créées plutôt que le Créateur. Cela peut aussi renforcer les stéréotypes nuisibles si nous imaginons Dieu dans notre propre image culturelle. Nous devons être prudents quant à la projection des qualités humaines sur le divin.

D'autre part, nier tout aspect physique de Dieu pourrait conduire à dévaloriser le monde matériel. Nous pourrions à tort voir le spirituel comme supérieur au physique. Cela contredit la bonté de la création et la réalité de l'incarnation. Notre corps et le monde physique restent vitaux pour notre foi.

Les implications s'étendent à la façon dont nous nous voyons. Si nous croyons que nous sommes faits à l’image de Dieu, un corps physique divin suggère que cela se réfère principalement à notre corps. Mais comprendre Dieu en tant qu'esprit indique que notre nature spirituelle est le lieu de l'image divine. Cela façonne la façon dont nous percevons la dignité humaine et le but.

Nous devons garder notre compréhension de Dieu avec humilité. Que nous concevions Dieu comme incarné ou non, nous savons que nos concepts sont insuffisants. Dieu est toujours plus grand que nos idées. La clé est de rester ouvert à la rencontre de Dieu de manière nouvelle, au-delà de nos idées préconçues. (Fernandes et al., 2023; Rigal-Cellard, 2022)

Comment les chrétiens comprennent-ils les descriptions anthropomorphiques de Dieu dans les Écritures?

La Bible décrit souvent Dieu en utilisant des termes humains. Nous lisons les mains, les yeux et les pieds de Dieu. Les Écritures parlent des émotions et des actions de Dieu de manière humaine. Comment comprendre ces images anthropomorphiques vivantes?

Beaucoup de chrétiens voient ces descriptions comme des accommodements à notre compréhension limitée. Dieu, qui est au-delà de notre compréhension, nous parle d'une manière que nous pouvons saisir. Tout comme nous utilisons des termes simples pour expliquer des idées complexes aux enfants, Dieu utilise le langage humain pour transmettre des vérités divines. Ces images ne sont pas destinées à être prises littéralement.

D’autres soutiennent que ces anthropomorphismes révèlent quelque chose de réel sur la nature de Dieu. Alors que Dieu transcende la forme physique, peut-être ces descriptions pointent-elles vers des qualités personnelles en Dieu qui correspondent à des traits humains. Les «yeux» de Dieu peuvent représenter la conscience divine, le pouvoir divin du «bras» de Dieu. Ces images témoignent de la capacité de Dieu à se rapporter à nous personnellement.

Il faut aussi tenir compte du contexte culturel de ces descriptions. Les anciens peuples du Proche-Orient représentaient souvent leurs dieux sous forme humaine. Les auteurs bibliques ont peut-être utilisé des images familières pour affirmer la suprématie de Yahweh sur les divinités païennes. L’intention n’était pas de prétendre que Dieu a un corps, mais d’affirmer la nature personnelle et le pouvoir souverain de Dieu.

L'incarnation ajoute une autre couche à notre compréhension. En Christ, Dieu a vraiment pris une forme humaine. Cela peut suggérer que le langage anthropomorphique de l'Écriture préfigurait cette révélation ultime de Dieu en termes humains. Cependant, nous devons faire attention à ne pas relire plus tard la théologie chrétienne dans des textes antérieurs.

Nous devrions aborder ces descriptions avec révérence et discernement. Ils révèlent des vérités puissantes sur le caractère de Dieu et sa relation avec nous. Pourtant, nous ne devons pas les pousser trop loin ou les prendre trop littéralement. Dieu reste au-delà de toute description humaine. Ces images nous invitent à une relation plus profonde avec le Dieu vivant, pas simplement à la spéculation intellectuelle (Duby, 2023; Wilson, 2023, p. 138 à 153.

Quel rôle joue la métaphore spirituelle dans les descriptions bibliques de l’apparence de Dieu?

La Bible est riche d'un langage métaphorique sur Dieu. Ces métaphores spirituelles nous aident à saisir les réalités divines qui surpassent la compréhension humaine. Ils jouent un rôle crucial dans la manière dont nous percevons la nature et la présence de Dieu.

Les métaphores nous permettent de parler de l'indicible. Dieu est souvent décrit comme la lumière, la roche ou le feu. Ces images véhiculent des aspects du caractère de Dieu: illumination, stabilité, pouvoir purificateur. Ils rendent les concepts abstraits tangibles. Pourtant, leur diversité même nous rappelle qu'aucune image unique ne capture Dieu pleinement.

Ces métaphores engagent notre imagination et nos émotions. Lorsque l'Écriture appelle Dieu un berger ou une mère poule, elle évoque des sentiments de soin et de protection. Cela nous aide à nous relier à Dieu non seulement intellectuellement, mais avec tout notre être. Les métaphores spirituelles comblent le fossé entre le mystère divin et l'expérience humaine.

Nous devons faire attention, mais ne pas prendre ces métaphores trop littéralement. Dieu est comme un rocher dans la fermeté, mais n'est pas une pierre réelle. Ces images pointent au-delà d'elles-mêmes vers des vérités spirituelles plus profondes. Ils sont censés être des fenêtres sur la réalité divine, pas des contraintes sur elle.

Le langage métaphorique permet également à l'Écriture de présenter des vérités paradoxales sur Dieu. Dieu est à la fois lion et agneau, à la fois proche et lointain. Ces contradictions apparentes préservent le mystère divin. Ils nous rappellent que Dieu transcende nos catégories et notre logique.

Dans notre monde diversifié, ces métaphores variées parlent de différents contextes humains. Ils permettent aux gens de toutes les cultures de trouver des points de connexion avec Dieu. Cependant, nous devons veiller à ne pas limiter Dieu aux métaphores qui nous sont les plus familières.

Les métaphores spirituelles dans les Écritures nous invitent à une relation plus profonde avec Dieu. Ils ne sont pas simplement destinés à transmettre de l'information, mais à favoriser la transformation. En méditant sur ces images riches, puissions-nous rencontrer le Dieu vivant de manière fraîche et puissante. (Ndlovu & Nicolaides, 2021; Règlement, 2016, p. 26 à 33)

Comment les chrétiens peuvent-ils aborder ce sujet d'une manière qui approfondisse leur foi et leur compréhension de Dieu?

Nous devons nous enraciner dans l'Écriture et la tradition. Étudiez les diverses façons dont la Bible parle de Dieu. Réfléchissez à la façon dont les grands penseurs chrétiens ont lutté avec ces questions. Mais ne vous arrêtez pas à la connaissance intellectuelle. Laissez ces idées façonner votre prière et votre adoration.

Pratiquez la sainte imagination. Lorsque vous lisez les descriptions anthropomorphiques de Dieu, ne les rejetez pas. Demandez plutôt ce qu’ils révèlent sur le caractère de Dieu et sa relation avec nous. Laissez ces images enrichir votre vie spirituelle, tout en vous souvenant que Dieu transcende toutes nos images mentales.

Engagez un dialogue respectueux avec les autres, y compris ceux qui voient les choses différemment. Écoutez comment les croyants d'autres origines culturelles envisagent Dieu. Cela peut élargir notre perspective et nous prémunir contre les préjugés culturels. Mais testez toujours les idées par rapport à l’Écriture et à l’enseignement de l’Église.

Contemplez profondément l'incarnation. En Jésus, nous voyons Dieu prendre une forme humaine. Ce grand mystère peut éclairer notre compréhension de l'incarnation divine. Réfléchissez à la manière dont le Christ révèle à la fois l’immanence et la transcendance de Dieu.

Cherchez la présence de Dieu dans le monde physique qui vous entoure. Pratiquez à voir la création comme chargée de gloire divine. En même temps, cultivez la conscience de l’esprit de Dieu au-delà de toute chose matérielle. Tenez la tension entre la proximité de Dieu et l'altérité.

Par-dessus tout, cherchez à connaître Dieu, pas seulement à connaître Dieu. Laissez votre étude vous conduire à une prière plus profonde et à une vie plus fidèle. Rappelez-vous que Dieu n'est pas un puzzle à résoudre, mais une réalité vivante à rencontrer. Approchez ce sujet non seulement avec votre esprit, mais avec votre cœur et votre âme.

Alors que vous réfléchissez à la nature de Dieu, que vous grandissiez dans la crainte, l’amour et la confiance. Que votre foi s'enrichisse et que votre vie se transforme. Car en fin de compte, ce qui importe le plus, ce ne sont pas nos concepts de Dieu, mais notre relation avec le Dieu vivant qui nous aime au-delà de toute mesure (Davis, 2013, p. 1-9; Mitchell, 2013, p. 10)

En savoir plus sur Christian Pure

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Partager sur...