
Le pape Léon XIV salue les pèlerins lors de son audience générale sur la place Saint-Pierre au Vatican le mercredi 8 octobre 2025. / Crédit : Daniel Ibáñez/CNA
Personnel de l'ACI Prensa, 16 octobre 2025 / 10h48 (CNA).
Le pape Léon XIV a invité les groupes autochtones à pardonner en reconnaissant à la fois «la lumière et les blessures» dans l’histoire de l’évangélisation de leurs peuples.
«La longue histoire d’évangélisation que nos peuples autochtones ont connue, comme l’ont si souvent enseigné les évêques d’Amérique latine et des Caraïbes, est chargée de lumière et d’ombres», a déclaré le pontife dans un message envoyé le 16 octobre aux réseaux des peuples autochtones et au réseau des théologiens indiens.
Leo a invité les membres du réseau à «pardonner à nos frères et sœurs du cœur, à nous réconcilier avec notre propre histoire et à remercier Dieu pour sa miséricorde envers nous».
Il les a également encouragés à reconnaître «à la fois la lumière et les blessures de notre passé», à comprendre «que nous ne pouvons être un peuple que si nous nous abandonnons vraiment à la puissance de Dieu, à son action en nous».
«C’est de cette vérité, a-t-il ajouté, que nous devons relire notre histoire et notre réalité, pour affronter l’avenir avec l’espérance à laquelle l’année sainte nous appelle, malgré les difficultés et les tribulations.»
Léon XIV a expliqué que, par le dialogue et la rencontre, «nous apprenons de différentes manières de voir le monde, nous valorisons ce qui est unique et original à chaque culture et, ensemble, nous découvrons la vie abondante que le Christ offre à tous les peuples».
«Cette nouvelle vie nous est donnée précisément parce que nous partageons la fragilité de la condition humaine marquée par le péché originel, et parce que nous avons été atteints par la grâce du Christ», a-t-il affirmé.
Il a rappelé que le Seigneur est l’origine et le but de l’univers ainsi que «la source première de tout ce qui est bon, y compris nos peuples». C’est, a-t-il souligné, «le but de notre espérance; ce n’est pas seulement pour certains, mais pour tous, même ceux qui étaient autrefois considérés comme des ennemis, les grandes puissances occupantes.»
Jubilé de l'espoir
Dans son message, le pontife a également souligné l’universalité de l’Église, «qui accueille, dialogue et s’enrichit de la diversité des peuples», en particulier des peuples autochtones, «dont l’histoire, la spiritualité et l’espérance constituent une voix irremplaçable au sein de la communion ecclésiale».
Le pape a invité le réseau à vivre le Jubilé de l’espérance comme «un moment de rencontre personnelle et vivante avec le Seigneur» et comme une occasion de «réconciliation, de mémoire reconnaissante et d’espérance partagée, plus qu’une simple célébration extérieure».
Passer par la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre, a-t-il expliqué, signifie entrer, par la foi, «dans la source même de l’amour divin, le côté ouvert du Crucifié», ce qui fait de nous un «peuple de frères».
Cette histoire a été publié pour la première fois par ACI Prensa, partenaire de presse hispanophone du CNA. Il a été traduit et adapté par l'AIIC.
