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La nef de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 29 novembre 2024. La cathédrale devrait rouvrir avec un week-end de cérémonies prévu les 7 et 8 décembre 2024, cinq ans après l’incendie de 2019 qui a ravagé le monument du patrimoine mondial et renversé sa flèche. / Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN/POOL/AFP via Getty Images
Salle de presse de Rome, 5 décembre 2024 / 06h00 (CNA).
La réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, cinq ans après l’incendie qui a dévasté son toit et ses flèches et l’a rendue inutilisable, est «une renaissance», a déclaré à la CNA l’archevêque de Paris Laurent Ulrich.
La cathédrale de Paris rouvre ses portes le 8 décembre, mais les célébrations du retour au culte de la cathédrale dureront jusqu’à la Pentecôte l’année prochaine.
Les restaurations ont produit une cathédrale aux murs plus lumineux mais intacte dans sa structure d'origine. Dans le coq, au sommet de la flèche, sont exposées les reliques des saints de Paris, Saint-Louis et Sainte-Geneviève, ainsi qu’un morceau de la couronne d’épines de Jésus, miraculeusement sauvés du feu.
Le 8 décembre, Notre Dame ne sera pas encore entièrement accessible. Mais la réouverture est un signe que la France renaît. Au cours du siècle dernier, la cathédrale est devenue un symbole d'unité nationale.
Le roman de Victor Hugo «Notre Dame de Paris» a ramené la cathédrale au centre du XIXe siècle. L'architecte Viollet Le Duc l'a rénovée en y insérant les fameuses gargouilles. Ensuite, à commencer par Napoléon, qui a choisi Notre-Dame pour son couronnement, la cathédrale est devenue de plus en plus un monument national.
S’adressant au CNA, Ulrich a souligné que la réouverture de Notre-Dame est «une renaissance, une redécouverte pour les prêtres et les fidèles de Paris qui attendent ce moment depuis cinq ans».
«Une quarantaine de prêtres récemment ordonnés n’ont jamais eu l’occasion de célébrer ou d’assister à une célébration dans notre cathédrale», a expliqué Ulrich. «Ce jour sera certainement mémorable. Ce sera une journée de joie profonde pour Paris, la France et le monde. Notre Dame est également un point de référence pour ceux qui passent par l'archidiocèse de Paris. Tout le monde connaît Notre Dame; même les étrangers l’aiment beaucoup.»
Selon l’archevêque, la cathédrale a une «architecture équilibrée». Surtout, c’est «un symbole de l’Europe chrétienne et de l’Europe médiévale», qui a «dépassé les siècles» et pris une dimension nationale au siècle dernier, en particulier après la célébration organisée à Notre-Dame pour remercier la libération de Paris en 1944 et la fin de la guerre en mai 1945.
Ulrich a noté les différences entre la renaissance après la Seconde Guerre mondiale et la réouverture actuelle de Notre-Dame, bien que «le sentiment national soit le même». Mais «en 1944-1945, de nombreux Français étaient encore des fidèles réguliers, assistant régulièrement à la messe. Aujourd'hui, ce n'est plus la même chose. Pour beaucoup, aller à Notre-Dame est une découverte, parfois spirituelle, mais surtout culturelle.»
L’archevêque a déclaré qu’il souhaitait «que les personnes qui viennent à Notre-Dame découvrent non seulement un monument national, mais aussi un lieu de prière chrétienne, et que le parcours, que nous avons repensé pour cette réouverture, fasse connaître à tous la foi chrétienne. Tout le monde ne deviendra pas chrétien, mais chacun a le droit d’entendre parler de la foi chrétienne.»
Pour cette raison, dans le processus de reconstruction, l'identité de Notre-Dame a été défendue avec force. On parlait de transformer la cathédrale en musée et de réglementer l'accès par un billet, mais l'Église de France s'y opposait fermement. Bien que l’État soit le «concessionnaire» du bâtiment, le président Emmanuel Macron ne peut parler à l’extérieur de la cathédrale que le 7 décembre lorsqu’il remet symboliquement la cathédrale rénovée. Le 8 décembre, il participera à la messe d'inauguration, mais l'accent sera entièrement mis sur l'Église de Paris et la France.
À son entrée, le grand orgue sera ravivé et le bureau de la Maîtrise de Notre Dame sera chanté par le chœur dirigé par Henry Chalet, culminant avec le Magnificat.
L'archevêque donnera alors une bénédiction finale, et le Te Deum sera chanté. Dans la soirée, un programme culturel avec des écrans géants et des performances souligne un «grand mystère du Moyen Âge».
La messe inaugurale aura lieu le 8 décembre à 10h30. Le nouveau maître-autel conçu par Guillaume Badet sera consacré. Près de 170 évêques de France et du monde entier participeront à la messe, de même qu'un prêtre de chacune des 106 paroisses du diocèse de Paris et un prêtre de chacune des sept Églises catholiques de rite oriental.
La messe sera pleine de symboles: L'eau bénite sera saupoudrée sur le peuple, puis sur l'autel et la chaire comme signe de purification de ces éléments destinés à un usage sacré.
Les rites de consécration de l'autel se dérouleront en cinq phases. La première est la déposition des reliques des saints sur l'autel. Cinq saints sont liés à l'Église de Paris: Sainte Marie Eugénie Milleret, Sainte Madeleine Sophie Barat, Sainte Catherine Labouré, Saint Charles de Foucauld et le bienheureux Vladimir Ghika.
La deuxième phase sera la prière de dédicace de l'onction à l'huile. Ensuite, de l'encens sera offert, et l'autel sera orné et illuminé.
Après l'inauguration, il y aura une période spéciale de huit jours au cours de laquelle chaque jour sera une célébration solennelle avec un thème dédié. Cela impliquera, en particulier, ceux qui ont soutenu Notre-Dame pendant la période de reconstruction.
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