Comment les chrétiens peuvent-ils défendre leurs croyances sans être défensifs?




  • Partagez et défendez les croyances chrétiennes avec un amour authentique, de l'humilité, concentrez-vous sur des témoignages personnels et trouvez un terrain d'entente.
  • S’engager dans l’apologétique avec un esprit de service et d’amour, en reconnaissant le mystère de la foi et en apprenant des autres.
  • Aborder les objections communes au christianisme comme le problème du mal, les objections scientifiques et le pluralisme religieux avec patience et respect.
  • Construire des ponts avec ceux de différentes religions en trouvant un terrain d'entente, en favorisant de véritables amitiés et en partageant des témoignages personnels.

Quels sont les moyens les plus efficaces de partager et de défendre les croyances chrétiennes avec respect?

Les moyens les plus efficaces de partager et de défendre les croyances chrétiennes impliquent d'approcher les autres avec un amour, une humilité et une ouverture authentiques. Comme le pape François l'a souvent souligné, nous devons d'abord écouter et chercher à comprendre les autres avant de nous précipiter pour parler ou discuter. Il est également important de se rappeler que nos actions doivent s'aligner sur les enseignements de Jésus, qui a toujours fait preuve d'amour et de compassion envers toutes les personnes. En incarnant ces qualités, nous pouvons communiquer efficacement nos croyances et partager Aperçus de la Bible d'une manière à la fois convaincante et respectueuse. Lorsque nous abordons les autres avec un amour et une humilité authentiques, et que nous ouvrons notre cœur pour les écouter vraiment, nous créons un espace de dialogue significatif et de compréhension potentielle. Cette approche nous permet non seulement de partager efficacement nos croyances chrétiennes, mais démontre également le pouvoir transformateur de vivre les idées de la Bible dans nos propres vies.

Une approche clé consiste à se concentrer sur le témoignage personnel et l'expérience vécue plutôt que sur des arguments abstraits. Partagez comment votre foi a transformé votre propre vie et vous a apporté joie, paix et sens. Que vos actions et la manière dont vous traitez les autres soient un témoignage vivant de l’amour du Christ. Comme l’a sagement dit saint François d’Assise, «Prêchez l’Évangile en tout temps et, si nécessaire, utilisez des mots».

Lorsque vous engagez un dialogue sur la foi, maintenez une attitude de respect à l’égard des points de vue et des expériences de l’autre personne. Évitez un ton combatif ou supérieur. Au lieu de cela, partagez humblement ce que vous croyez et pourquoi, tout en reconnaissant que la foi implique le mystère et qu'aucun d'entre nous n'a toutes les réponses. Soyez prêt à admettre ce que vous ne savez pas ou ne comprenez pas.

Il est également important de trouver un terrain d’entente et des valeurs communes comme point de départ. Concentrez-vous sur la façon dont les croyances et les valeurs chrétiennes peuvent contribuer au bien commun et à l'épanouissement humain. Encadrez la discussion autour des aspirations humaines universelles à l'amour, au sens, à la justice et à la transcendance.

Enfin, soyez patient et ne vous attendez pas à des résultats instantanés. Planter des graines de foi est souvent un long processus. Ayez confiance dans l'œuvre du Saint-Esprit plutôt que d'essayer de forcer les conversions par le seul argument. Comme nous le rappelle le pape François, «le Seigneur nous a tous rachetés, nous tous, avec le sang du Christ: Nous tous, pas seulement les catholiques. Tout le monde! ... Même les athées. Tout le monde!» (Mitu et al., 2023; Blanc, 2023)

Comment les chrétiens peuvent-ils s'engager dans l'apologétique tout en maintenant l'humilité?

S’engager dans l’apologétique avec humilité exige un équilibre délicat entre la confiance dans la foi et l’ouverture à l’apprentissage et à la croissance continus. Comme le pape François l'a modelé, nous devons aborder l'apologétique non pas comme une bataille à gagner, mais comme une opportunité de compréhension mutuelle et d'enrichissement.

L'une des clés consiste à ancrer l'apologétique dans un esprit de service et d'amour pour les autres, plutôt que dans le désir de faire ses preuves. L'objectif devrait être d'aider à éliminer les obstacles à la foi et d'inviter les autres à entrer en relation avec Christ, et non de marquer des points de débat. Approchez l’apologétique comme un moyen de «rendre compte de l’espérance qui est en vous» (1 Pierre 3:15) avec douceur et respect.

Il est essentiel de reconnaître les limites de la raison humaine et de la compréhension en matière de foi. Exprimez votre confiance dans les vérités chrétiennes fondamentales, mais soyez également disposé à dire «je ne sais pas» ou «c’est un mystère», le cas échéant. Évitez la tentation d'avoir une réponse prête pour chaque question ou objection.

L'humilité dans l'apologétique implique également d'être prêt à apprendre de ceux avec qui nous dialoguons. Écoutez attentivement leurs points de vue et leurs expériences. Soyez ouvert à la façon dont Dieu peut parler à travers eux et façonner votre propre compréhension. Comme le dit le pape François, «si l’on a les réponses à toutes les questions, c’est la preuve que Dieu n’est pas avec lui».

Concentrez-vous sur le partage de votre cheminement personnel de foi plutôt que sur des arguments abstraits seuls. Soyez honnête au sujet de vos propres doutes, luttes et croissance. Cette vulnérabilité peut être plus convaincante et relatable que la logique hermétique.

Enfin, rappelez-vous que la conversion est en fin de compte l'œuvre du Saint-Esprit, et non des arguments humains intelligents. Confiance dans le calendrier et les objectifs de Dieu. Comme saint Augustin l’a sagement noté, «Tu nous as faits pour toi-même, ô Seigneur, et nos cœurs sont agités jusqu’à ce qu’ils reposent en toi». Notre rôle est simplement d’orienter humblement et affectueusement les autres vers ce repos. (Anderson, 2013; Boyd, 2017, p. 162-176)

Quelles objections communes au christianisme les croyants devraient-ils être prêts à adresser?

En tant que chrétiens cherchant à partager notre foi, il est important d’être prêts à répondre aux objections communes avec patience, compréhension et humilité. Voici quelques-unes des principales objections qui se posent souvent:

  1. Le problème du mal et de la souffrance: Comment un Dieu bon peut-il permettre tant de douleur dans le monde? Cela nécessite une réflexion attentive sur le libre arbitre humain, la nature déchue de la création et le plan ultime de Dieu pour la rédemption.
  2. Objections scientifiques: Conflits perçus entre la foi et la science, en particulier autour de l'évolution et de l'âge de la terre. Nous devons souligner que la foi et la science sont des moyens complémentaires de comprendre la vérité, et non des concurrents.
  3. Pluralisme religieux: L'idée que toutes les religions sont également des chemins valables vers Dieu. Nous pouvons affirmer la présence de la vérité dans d'autres traditions tout en expliquant respectueusement le caractère unique du Christ.
  4. Fiabilité historique de la Bible: Questions sur les contradictions apparentes ou l'exactitude historique. Cela nécessite une bonne compréhension de l'interprétation biblique et du contexte historique.
  5. Hypocrisie et scandales dans l'Église: L'écart entre les idéaux chrétiens et les échecs des croyants. Nous devons humblement reconnaître la faiblesse humaine tout en montrant le Christ comme le véritable modèle.
  6. Exclusivité du salut par le Christ: Cela peut sembler intolérant dans un monde pluraliste. Nous devons expliquer la volonté salvifique universelle de Dieu et le mystère de la manière dont le sacrifice du Christ s’applique au-delà des frontières visibles de l’Église.
  7. L’existence de Dieu: Arguments philosophiques pour l'athéisme ou l'agnosticisme. Cela nécessite une familiarité avec les arguments classiques pour l’existence de Dieu et les réponses modernes.
  8. La divinité de Jésus: Scepticisme quant à la nature divine du Christ. Nous devrions être prêts à discuter des preuves bibliques et historiques des affirmations de Jésus.

Pour répondre à ces objections, il est essentiel de répondre avec douceur et respect, et non avec une attitude défensive. Comme nous le rappelle le pape François, «pour dialoguer, il est nécessaire de savoir comment abaisser les défenses, ouvrir les portes de la maison et offrir de la chaleur humaine». Notre objectif devrait être de comprendre et non de gagner des arguments.

Rappelez-vous que derrière les objections intellectuelles se trouvent souvent des barrières émotionnelles ou expérientielles plus profondes. Écoutez attentivement pour discerner les vrais enjeux. Et soyez toujours prêts à admettre les limites de la compréhension humaine face au mystère divin. (Craig, 1999, p. 293; Giostra, 2022; Stump & Meister, 2021)

Comment les chrétiens peuvent-ils construire des ponts avec ceux de différentes religions ou pas de foi?

Construire des ponts avec ceux de différentes confessions ou sans foi est essentiel pour favoriser la compréhension mutuelle, le respect et la coopération dans notre monde diversifié. Comme le Pape François l'a toujours souligné, le dialogue et la rencontre sont au cœur de la mission chrétienne.

Nous devons aborder les autres avec une ouverture et un respect authentiques, en reconnaissant la dignité de chaque personne telle qu’elle a été créée à l’image de Dieu. Cela signifie vraiment écouter pour comprendre leurs perspectives, leurs expériences et leurs valeurs, et pas seulement attendre notre tour de parler. Comme le dit le pape François, «le dialogue naît d’une attitude de respect de l’autre, d’une conviction que l’autre a quelque chose de bon à dire».

Trouver un terrain d'entente est crucial. Mettre l’accent sur des valeurs et des préoccupations communes pour le bien commun, telles que la paix, la justice, la prise en charge des pauvres et la gestion de l’environnement. Travailler ensemble sur des initiatives pratiques qui servent la communauté. Cela crée des relations et une confiance qui peuvent ouvrir des portes à un dialogue plus approfondi.

Il est important d’être en sécurité dans notre propre identité religieuse tout en étant ouvert à l’apprentissage des autres. Partagez vos propres croyances et expériences humblement et authentiquement, tout en étant prêt à être enrichi par les idées d'autres traditions. Évitez la tentation d'affaiblir ou de compromettre les convictions chrétiennes fondamentales au nom de l'harmonie.

Cultivez de véritables amitiés à travers les lignes religieuses et culturelles. Les relations personnelles brisent les stéréotypes et favorisent la compréhension mutuelle beaucoup plus efficacement que les discussions abstraites. Invitez des personnes chez vous, partagez des repas ensemble, participez aux célébrations de l’autre.

Lorsque des différences surgissent, approchez-les avec humilité et un esprit de recherche de la vérité ensemble. Comme nous le rappelle le pape François, «la voie du dialogue, de la réconciliation, est la principale voie vers la paix». Reconnaître l’histoire douloureuse des conflits religieux tout en se concentrant sur un avenir commun de coexistence pacifique.

Enfin, que notre vie soit un témoignage de l’amour du Christ. Les actions parlent souvent plus fort que les mots dans la construction de ponts. En incarnant la compassion, le pardon et l’amour de soi du Christ, nous invitons les autres à rencontrer la source de cet amour. (Schillinger, 2012, p. 363-380; Blanc, 2023)

Quel rôle joue le témoignage personnel dans la défense de la foi?

Le témoignage personnel joue un rôle crucial dans le partage et la défense de la foi chrétienne, car il donne vie à des croyances abstraites à travers des expériences concrètes et relatables. Comme l'a souvent souligné le Pape François, l'évangélisation la plus efficace passe par le témoignage authentique de vies transformées par le Christ.

Le témoignage personnel a un pouvoir unique de toucher les cœurs et les esprits d'une manière que les arguments logiques seuls ne peuvent pas. Il démontre l'impact réel de la foi, montrant comment les croyances et les pratiques chrétiennes conduisent à une transformation positive, à la guérison et à l'épanouissement. Comme l’a noté saint Paul VI, «l’homme moderne écoute plus volontiers les témoins que les enseignants, et s’il écoute les enseignants, c’est parce qu’ils sont témoins».

Partager notre propre cheminement de foi – y compris nos doutes, nos luttes et nos moments de grâce – crée un point de connexion avec les autres. Cela montre que la foi ne consiste pas à avoir toutes les réponses, mais à avoir une relation vivante avec Dieu. Cette vulnérabilité peut être particulièrement puissante dans notre contexte postmoderne où les récits personnels sont très appréciés.

Le témoignage personnel contextualise également les croyances chrétiennes dans le cadre de l'expérience humaine. Il va au-delà des doctrines abstraites pour montrer comment la foi répond aux aspirations humaines universelles à la signification, au but, à l'amour et à la transcendance. Cela peut rendre le christianisme plus accessible et pertinent pour ceux qui pourraient autrement le rejeter comme obsolète ou non pertinent.

Le témoignage personnel est difficile à contester. Bien que quelqu'un puisse débattre de points théologiques, il ne peut nier la réalité de votre expérience vécue. Comme le dit le pape François, «le témoignage d'une vie authentiquement chrétienne est la première et la plus efficace forme de mission».

Mais il est important que le témoignage personnel soit équilibré avec un enseignement solide et fondé sur la tradition chrétienne au sens large. Nos expériences individuelles devraient éclairer, et non remplacer, les vérités fondamentales de la foi. Et nous devons faire attention à ne pas présenter notre cheminement personnel comme normatif pour tous les croyants.

Le témoignage personnel invite les autres à une rencontre vivante avec le Christ. Cela montre que la foi n'est pas seulement un ensemble de croyances, mais une relation transformatrice qui apporte joie, paix et but. Alors que nous partageons humblement comment Dieu a travaillé dans nos vies, nous ouvrons la porte aux autres pour faire l'expérience de ce même amour divin. (Mitu et al., 2023; Tomlin, 2023; Blanc, 2023)

Comment les chrétiens peuvent-ils utiliser la raison et les preuves pour soutenir leurs croyances?

En tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force et de tout notre esprit (Luc 10:27). Cela inclut l'engagement de notre intellect et de nos facultés de raisonnement au service de notre foi. Dans le même temps, nous devons nous rappeler que la foi transcende la seule raison humaine: c’est un don de grâce qui nous permet de rencontrer le Dieu vivant.

Cela dit, la raison et les preuves peuvent jouer un rôle important dans le soutien et l'approfondissement de nos croyances chrétiennes. Nous pouvons nous tourner vers la philosophie, l'histoire, la science, l'archéologie et d'autres domaines d'étude pour obtenir des idées qui s'alignent sur les vérités révélées dans les Écritures et les renforcent. Par exemple, des arguments philosophiques en faveur de l’existence de Dieu ou des preuves historiques de la résurrection peuvent renforcer notre confiance intellectuelle.

Mais nous devons veiller à ne pas réduire notre foi à un simple ensemble de propositions logiques ou de revendications empiriques. Le christianisme est fondamentalement une relation avec le Dieu vivant révélé en Jésus-Christ. Notre utilisation de la raison devrait toujours servir à nous rapprocher de Lui et à vivre plus pleinement Ses enseignements.

En nous engageant avec les autres, nous pouvons humblement partager comment la raison et les preuves ont renforcé notre propre cheminement de foi. Mais nous devons le faire avec douceur et respect, en reconnaissant que Dieu agit dans le cœur de chaque personne de manière unique. Notre but n'est pas de gagner des arguments, mais de témoigner de l'amour transformateur du Christ.

Comme l’a dit saint Augustin, nous devons «croire pour comprendre». La foi ouvre nos esprits et nos cœurs pour recevoir la sagesse de Dieu. Par la prière, l'étude et le service aimant, nous pouvons grandir à la fois dans la foi et dans la compréhension, permettant à la raison et à la révélation de se renforcer mutuellement dans nos vies.

Quels sont les pièges à éviter lorsque l'on discute de la foi avec des sceptiques?

Lorsque nous entamons un dialogue sur la foi avec ceux qui sont sceptiques ou douteux, nous devons aborder la conversation avec humilité, patience et amour authentique pour l'autre personne. Il y a plusieurs pièges que nous devrions être conscients d'éviter:

Nous devons résister à la tentation de devenir défensifs ou argumentatifs. Notre objectif n’est pas de «gagner» un débat, mais de témoigner de l’amour du Christ. Nous devrions écouter attentivement et chercher à comprendre le point de vue de l’autre personne, même si nous ne sommes pas d’accord. Une attitude combative ne fera que pousser les gens plus loin.

Deuxièmement, nous devrions éviter de nous appuyer sur des clichés, des réponses tamisées ou des explications simplistes qui ne tiennent pas compte de la profondeur des questions et des doutes des gens. La foi lutte avec de puissants mystères; nous devons être disposés à reconnaître ce que nous ne comprenons pas pleinement.

Troisièmement, nous devons veiller à ne pas juger ou condamner ceux qui luttent avec la croyance. Beaucoup de gens ont subi des blessures ou des déceptions liées à la religion. Nous devons répondre avec compassion, en reconnaissant que le doute et le questionnement peuvent faire partie du chemin vers une foi plus profonde.

Quatrièmement, nous devons éviter le piège d'essayer d'avoir toutes les réponses ou le sentiment que nous devons défendre tous les aspects de l'histoire ou de la pratique chrétienne. Nous pouvons humblement reconnaître les échecs et les complexités du christianisme tout en affirmant ses vérités fondamentales.

Cinquièmement, nous devons nous méfier de réduire la foi à un simple assentiment intellectuel ou à des affirmations empiriques. Alors que la raison a sa place, le christianisme est en fin de compte une relation transformatrice avec Dieu. Nos vies devraient refléter cette réalité.

Enfin, nous devons résister à l'envie de manipuler ou de faire pression sur les autres. La foi est un don de grâce; Nous ne pouvons pas faire entrer quelqu'un dans le royaume de Dieu. Nous devons respecter la liberté des personnes et leur confiance dans le moment choisi par Dieu.

En évitant ces pièges et en abordant le dialogue avec une véritable ouverture et amour, nous créons un espace pour que l’Esprit Saint travaille dans le cœur des gens, y compris le nôtre. Notre rôle est d'être des témoins fidèles, confiants en Dieu avec les résultats.

Comment les chrétiens peuvent-ils rester fermes dans leurs convictions tout en étant ouverts au dialogue?

En tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à rester fermes dans notre foi tout en nous engageant ouvertement et avec amour avec ceux qui voient le monde différemment. Cela exige un équilibre délicat de conviction et d'humilité, fondé sur l'amour de Dieu.

Nous devons nous enraciner profondément dans l'Écriture, la prière et les enseignements de l'Église. Une base solide nous permet d'engager le dialogue sans craindre de nous perdre. Nous devons continuellement approfondir notre compréhension de la doctrine et de l'histoire chrétiennes, non pas comme un simple exercice intellectuel, mais comme un moyen de nous rapprocher du Christ.

Dans le même temps, nous devons aborder le dialogue avec une véritable ouverture et le respect des autres. Cela ne signifie pas compromettre nos croyances, mais plutôt être disposé à écouter, à apprendre et à voir les choses sous de nouvelles perspectives. Nous reconnaissons que la vérité de Dieu est vaste et que nous avons tous plus à découvrir sur sa sagesse et ses voies.

Il est essentiel de faire la distinction entre les doctrines fondamentales de la foi et les domaines dans lesquels les chrétiens sincères peuvent être en désaccord. Nous devons tenir fermement aux vérités essentielles tout en maintenant l'humilité sur les questions secondaires. Comme l’a sagement dit saint Augustin: «Dans l’essentiel, l’unité; dans les matières non essentielles, la liberté; en toutes choses, la charité.»

Lorsque nous dialoguons, nous pouvons partager nos convictions avec douceur et respect, en nous rappelant toujours que notre but ultime est de refléter l’amour du Christ. Nous devrions être prêts à expliquer les raisons de notre espérance, mais le faire avec patience et gentillesse (1 Pierre 3:15-16).

Il est également important de reconnaître qu’être ouvert au dialogue signifie être prêt à être remis en question et à grandir dans notre propre compréhension. Dieu utilise souvent les rencontres avec ceux qui sont différents de nous pour affiner notre foi et élargir notre perspective.

Nous avons confiance en l'Esprit Saint pour nous guider et travailler dans le cœur des autres. Notre rôle est d'être des témoins fidèles, combinant un engagement intransigeant envers la vérité avec un amour indéfectible pour nos voisins. De cette façon, nous pouvons rester fermes dans nos convictions tout en favorisant un dialogue et une compréhension authentiques.

Quels principes bibliques devraient guider les interactions sur la foi?

L'Écriture nous fournit de riches conseils sur la façon dont nous devrions nous engager dans des conversations sur la foi. Ces principes bibliques peuvent aider à façonner notre approche du dialogue d'une manière qui honore Dieu et respecte les autres.

Nous devons être ancrés dans l'amour. Jésus a enseigné que les plus grands commandements sont d'aimer Dieu et d'aimer notre prochain comme nous-mêmes (Matthieu 22:36-40). Cet amour devrait être le fondement et la motivation de toutes nos interactions, même avec ceux qui ne sont pas d'accord avec nous.

Nous sommes appelés à dire la vérité, mais à le faire dans l'amour (Éphésiens 4:15). Cela signifie être honnête sur nos convictions tout en maintenant une attitude de douceur et de respect. Nos paroles devraient édifier et donner grâce à ceux qui entendent (Éphésiens 4:29).

L'humilité est essentielle. Nous devons nous rappeler que nous ne voyons que partiellement (1 Corinthiens 13:12) et que nous sommes disposés à apprendre des autres. Comme le dit Jacques 1:19, nous devrions être prompts à écouter, lents à parler et lents à nous mettre en colère.

La patience et la gentillesse devraient caractériser nos interactions. L'amour est patient et bon (1 Corinthiens 13:4), et nous sommes appelés à porter les uns avec les autres dans l'amour (Éphésiens 4:2). Cela signifie être prêt à s'engager dans un dialogue et des relations à long terme, sans attendre de résultats instantanés.

Nous devons aussi être prêts à donner une réponse à l'espérance que nous avons, mais à le faire avec douceur et respect (1 Pierre 3:15-16). Cela implique à la fois de savoir ce que nous croyons et pourquoi, et d'être capable de l'articuler d'une manière compréhensible et convaincante.

Jésus nous a appris à être sages comme des serpents et innocents comme des colombes (Matthieu 10:16). Dans nos interactions, nous devons combiner discernement et pureté de cœur, en étant conscients des complexités du dialogue tout en maintenant l'intégrité.

Enfin, nous devons faire confiance à l'œuvre du Saint-Esprit. Notre rôle est d'être des témoins fidèles, mais c'est Dieu qui change les cœurs. Nous plantons et arrosons, mais Dieu donne la croissance (1 Corinthiens 3:6-7).

En incarnant ces principes bibliques, nous pouvons engager un dialogue significatif sur la foi qui reflète le caractère du Christ et ouvre des portes à l'Évangile.

Comment les chrétiens peuvent-ils cultiver une approche gagnante pour partager leurs croyances?

Pour partager notre foi d’une manière gagnante, nous devons avant tout être profondément enracinés dans l’amour du Christ. Notre approche doit découler d'une relation authentique avec Dieu, caractérisée par la joie, la paix et la compassion. Les gens sont souvent plus attirés par notre façon de vivre que par ce que nous disons.

Nous devons nous efforcer de vraiment écouter et comprendre les autres. Avant de partager nos propres croyances, nous devrions chercher à connaître les histoires, les expériences et les perspectives de ceux avec qui nous nous engageons. Cela démontre le respect et nous aide à relier notre foi à leurs préoccupations réelles.

Il est essentiel d’être authentique et vulnérable. Partager nos propres luttes, doutes et croissance peut rendre notre foi plus accessible et montrer que le christianisme est un voyage transformateur, pas la perfection. Nous devrions être disposés à l’admettre lorsque nous n’avons pas toutes les réponses.

Nous pouvons cultiver la curiosité et poser des questions réfléchies. Cette approche invite au dialogue plutôt qu'au monologue et aide les gens à réfléchir à leurs propres croyances et expériences. Cela montre également que nous valorisons leurs pensées et leurs idées.

L'utilisation d'histoires et d'expériences personnelles peut rendre notre foi plus tangible et plus engageante. Jésus a souvent enseigné à travers des paraboles; nous aussi pouvons partager comment notre foi se croise avec la vie réelle de manière significative.

Il est important de trouver un terrain d’entente dans la mesure du possible. Sans compromettre nos croyances, nous pouvons affirmer des valeurs et des préoccupations communes comme point de départ d'une conversation plus approfondie.

Nous devons être patients et respecter le processus. La foi est un voyage, et les gens ont besoin de temps pour se débattre avec de grandes questions. Notre rôle est de planter des graines et de faire confiance à Dieu pour la croissance.

Cultiver une vie de service et de compassion en dit long. Lorsque nous aimons activement nos voisins et travaillons pour la justice, nous incarnons l'Évangile d'une manière que les mots seuls ne peuvent pas.

Enfin, nous devons continuellement prier pour la sagesse, la grâce et la direction du Saint-Esprit. Une approche gagnante du partage de notre foi est en fin de compte le fruit de l’œuvre de Dieu en nous et à travers nous.

En adhérant à ces principes, nous pouvons partager nos croyances d’une manière qui invite, respecte et reflète l’amour du Christ. Notre but n'est pas de gagner des arguments, mais de témoigner de la puissance transformatrice de l'Évangile dans nos vies et dans le monde.

Bibliographie :

A SPIRIT IS THE ONE THAT REVIVES: THE PRINCIPLES OF SPIRITUAL THERAPY. (2022).

Acim, S

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