Débats bibliques: Est-ce que plaisanter est vraiment un péché?




  • Humour approprié: La Bible considère l'humour comme un don de Dieu lorsqu'il est utilisé de manière appropriée. Cela peut apporter de la joie, de la guérison, établir des relations et nous aider à faire face aux défis. Un humour positif et encourageant qui respecte les autres est encouragé.
  • Humour pécheresse: La Bible condamne l'humour qui est humiliant, grossier, vulgaire, trompeur, ou se moque de Dieu et de la foi. Se moquer des autres, en particulier des plus vulnérables, est considéré comme un péché.
  • Vue des Pères de l'Église: Les premiers dirigeants de l'Église avaient une vision nuancée de l'humour. Ils ont reconnu sa valeur, mais ont mis en garde contre l'excès et l'utilisation abusive. Ils ont souligné que l'humour ne devrait jamais être irrespectueux envers Dieu ou utilisé pour nuire aux autres.
  • Trouver l'équilibre: Les chrétiens devraient s'efforcer d'atteindre l'équilibre, en utilisant l'humour pour élever et encourager, et non pour démolir. La conscience de soi, la prudence et les conseils divins peuvent aider à déterminer l'humour approprié dans diverses situations.

Que dit la Bible sur l'humour et la plaisanterie?

Considérons l’histoire de Sarah, la femme d’Abraham, qui a ri de joie lorsque Dieu lui a promis un enfant dans sa vieillesse (Genèse 21:6). Ce rire est devenu un témoignage de la puissance miraculeuse et de la fidélité de Dieu. De même, dans le Psaume 126:2, nous lisons: «Nos bouches étaient remplies de rires, nos langues de chants de joie.» Ici, le rire est représenté comme une expression naturelle de gratitude et de célébration de la bonté de Dieu.

Mais nous devons aussi reconnaître que la Bible nous encourage à utiliser l'humour avec sagesse et amour. Le livre des Proverbes, riche en sagesse pratique, nous rappelle qu’«un cœur joyeux est une bonne médecine» (Proverbes 17:22). Cela nous enseigne que l'humour positif peut avoir des effets curatifs et édifiants sur nos esprits et ceux qui nous entourent.

En même temps, l'Écriture nous met en garde contre l'utilisation irresponsable ou malveillante de l'humour. Éphésiens 5:4 met en garde contre les «discours stupides ou les plaisanteries grossières», nous rappelant que nos paroles devraient toujours être assaisonnées de grâce et d’action de grâce. Cela ne signifie pas que nous devrions être sombres ou sans humour plutôt que notre humour devrait refléter l'amour et le respect que nous avons pour Dieu et nos semblables.

L'humour remplit d'importantes fonctions sociales et émotionnelles. Elle peut soulager les tensions, favoriser les liens et nous aider à relever les défis de la vie. Pourtant, nous devons être conscients de son pouvoir et l'utiliser d'une manière qui s'accumule plutôt que de l'abattre.

Le point de vue de la Bible sur l’humour est celui de l’équilibre et de la sagesse. Il reconnaît le rire comme un don de Dieu, capable d'apporter joie et guérison. Dans le même temps, il nous invite à utiliser ce don de manière responsable, toujours guidés par l’amour et le respect de la dignité de chaque personne créée à l’image de Dieu.

Tout humour est-il acceptable selon la Bible?

Alors que nous approfondissons cette question, abordons-la avec honnêteté et compassion. La Bible, dans sa sagesse puissante, ne fournit pas une réponse simple «oui» ou «non» à la question de savoir si tout humour est acceptable. Au lieu de cela, il nous offre des principes et des conseils pour discerner la pertinence de nos rires et de nos blagues.

Nous devons nous rappeler que Dieu est le créateur de la joie et du rire. Le psalmiste nous dit: «Il remplira encore ta bouche de rires et tes lèvres de cris de joie» (Job 8:21). Cela nous rappelle que l'humour, dans sa forme la plus pure, est un don divin destiné à apporter lumière et bonheur à nos vies et à celles des autres.

Mais la Bible nous enseigne aussi à être conscients de l'impact de nos paroles et de nos actions. Dans l'Évangile de Matthieu, Jésus nous rappelle que nous serons tenus responsables de chaque parole négligente que nous prononçons (Matthieu 12:36). Cela nous appelle à réfléchir attentivement à la nature et à l'intention de notre humour.

Psychologiquement, nous comprenons que l'humour peut servir à la fois à des fins constructives et destructrices. Il peut être un outil pour établir des relations, soulager le stress et favoriser la résilience. Mais il peut également être utilisé pour masquer l'agression, rabaisser les autres ou éviter de s'attaquer à des problèmes graves.

L'apôtre Paul nous fournit une ligne directrice utile dans Éphésiens 4:29: «Ne laissez aucun discours malsain sortir de votre bouche uniquement ce qui est utile pour édifier les autres en fonction de leurs besoins, afin qu’il puisse bénéficier à ceux qui écoutent.» Ce principe nous encourage à utiliser l’humour de manière à élever, encourager et apporter une joie véritable aux autres.

Bien que tous les humours ne soient pas explicitement condamnés dans la Bible, nous sommes appelés à discerner et à utiliser l’humour de manière à refléter l’amour de Dieu, à respecter la dignité de tous et à contribuer positivement à nos communautés. Efforçons-nous de cultiver un sens de l'humour qui apporte lumière, guérison et unité, toujours guidés par la sagesse de l'Écriture et les incitations du Saint-Esprit.

Quels types d'humour la Bible condamne-t-elle comme pécheresses?

Alors que nous explorons ce sujet sensible, abordons-le avec humilité et un désir sincère d’aligner nos cœurs sur la volonté de Dieu. Bien que la Bible ne fournisse pas une liste exhaustive des types d’humour «péchés», elle offre des principes clairs qui nous guident dans le discernement des formes d’humour qui peuvent déplaire à Dieu et nuire à nous-mêmes et aux autres.

Nous devons considérer l'humour qui rabaisse ou ridiculise les autres. Proverbes 26:18-19 nous met en garde contre ceux qui trompent leurs voisins et disent ensuite: «Je plaisantais seulement!» Cela nous enseigne que l’humour ne devrait jamais servir de couverture à la méchanceté ou à infliger de la douleur aux autres. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à aimer nos voisins comme nous-mêmes (Marc 12:31), et cet amour devrait également se refléter dans notre humour.

La Bible met également en garde contre l'humour grossier ou vulgaire. Dans Éphésiens 5:4, Paul déconseille «l’obscénité, les discours insensés ou les plaisanteries grossières, qui sont déplacés». Cela nous rappelle que nos paroles, y compris nos blagues, devraient refléter la pureté et la sainteté auxquelles nous sommes appelés en tant que disciples du Christ.

Psychologiquement, nous comprenons que l'humour peut parfois être utilisé comme un mécanisme de défense pour éviter de traiter de problèmes graves ou pour masquer l'agression. Bien que cela ne soit pas toujours explicitement pécheur, cela peut entraver notre croissance spirituelle et nos relations authentiques avec les autres.

Historiquement, nous voyons des exemples de la façon dont l'humour a été utilisé pour perpétuer des stéréotypes nuisibles ou justifier l'oppression. En tant que disciples du Christ, nous devons être vigilants contre toute forme d’humour qui marginalise ou déshumanise des individus ou des groupes, en reconnaissant la dignité inhérente à toute personne créée à l’image de Dieu.

La Bible met également en garde contre la moquerie, en particulier lorsqu'elle s'adresse à des choses sacrées ou à des personnes de foi. Dans 2 Rois 2:23-24, nous voyons un récit qui donne à réfléchir sur les jeunes qui se sont moqués du prophète Élisée et ont fait face à de graves conséquences. Cela nous enseigne à aborder les questions de foi et ceux qui servent Dieu avec respect et révérence.

L'humour impliquant la tromperie ou les mensonges est également problématique d'un point de vue biblique. Proverbes 12:22 nous dit que «le Seigneur déteste les lèvres mensongères qu’il aime chez les personnes dignes de confiance». Même si elle est conçue comme une blague, la malhonnêteté peut éroder la confiance et nuire aux relations.

La Bible condamne l'humour qui contredit les principes d'amour, de respect, de pureté et de vérité. En tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à un niveau supérieur, en utilisant notre don de l'humour pour apporter la joie, la guérison et l'unité, plutôt que la division ou le mal.

Prions pour avoir la sagesse de discerner et le courage de cultiver un sens de l’humour qui reflète l’amour de Dieu et apporte de la lumière à notre monde. Que notre rire soit un témoignage de la joie et de l'espérance que nous avons dans le Christ, toujours conscients de l'impact que nos paroles ont sur les autres et de notre témoignage de l'Évangile.

Comment les Pères de l'Église considéraient-ils l'humour et la plaisanterie?

Alors que nous explorons les perspectives des Pères de l'Église sur l'humour et la plaisanterie, nous nous engageons dans un voyage à travers le vaste réseau de la pensée chrétienne primitive. Il est important d'aborder ce sujet avec une conscience historique et un discernement spirituel, en reconnaissant le contexte dans lequel ces vénérables personnages ont vécu et enseigné.

Certains Pères de l'Église, comme saint Jean Chrysostome, ont mis en garde contre le rire excessif et la frivolité. Dans ses homélies, il a souvent souligné l'importance du sérieux dans les questions spirituelles, avertissant que le rire incontrôlé pourrait conduire à un laxisme spirituel. Il a écrit: «Ce monde n’est pas un théâtre de rires; ce n'est pas un lieu de jouissance. Vous êtes appelés à lutter et à vous battre, pas à vous détendre et à rire.»

Les Pères de l'Église avaient un point de vue complexe et parfois contradictoire sur le sujet de l'humour et de la plaisanterie. D'une part, beaucoup d'entre eux ont reconnu la valeur du rire et de l'esprit comme des dons de Dieu. Saint Augustin, par exemple, a écrit qu’«un cœur joyeux est la condition normale du chrétien». 23 - sourceEt saint Jean Chrysostome a encouragé son troupeau à «rire et à se réjouir» comme expression de leur foi. 24 - Source(#)(#)(#)(#)(#)

Dans le même temps, les Pères de l'Église étaient profondément préoccupés par le potentiel de l'humour à être mal utilisé et à égarer les gens. Saint Basile le Grand a averti que «le rire excessif est le signe d’un esprit superficiel». 25 - sourceEt saint Jérôme a averti qu’«un chrétien devrait avoir un visage joyeux et sérieux». 26 - Source(#)(#)(#)(#)(#)

Les Pères se méfiaient particulièrement de l'humour grossier, vulgaire ou irrespectueux envers Dieu. Saint Ambroise a condamné « la bouffonnerie et la scurrilité » comme « indigne d’un chrétien ». 27 - SourceEt saint Augustin a décrié les « plaisanteries obscènes » comme « le propre langage du diable ». 28 - Source(#)(#)(#)(#)(#)

Beaucoup de Pères considéraient également l'humour comme une menace potentielle pour la pureté morale et la discipline spirituelle. Saint Jean Climacus, par exemple, a averti que «le rire est la fille de la folie» et qu’«un moine qui aime rire n’échappera pas aux pièges du diable». 29 - Source(#)(#)(#)(#)(#)

Dans le même temps, les Pères ont reconnu que l'humour pouvait également être un outil puissant pour l'enseignement et l'évangélisation. Saint Grégoire de Nysse a salué l’utilisation d’un «langage ludique et plaisant» pour rendre les concepts théologiques plus accessibles. 30 - SourceEt saint Jean Chrysostome a employé l'esprit et l'humour dans sa prédication pour se connecter avec son public et ramener à la maison son message.

Les Pères de l’Église ont cherché à trouver un équilibre délicat: célébrer le don du rire tout en se gardant de son utilisation abusive. Ils ont reconnu que l'humour, comme toute autre faculté humaine, doit être exercé avec beaucoup de soin et de sagesse, toujours au service du plus grand bien. «Un chrétien qui ne sait pas rire et passer un bon moment est un chrétien triste.» 31 - SourceMais nous devons également tenir compte de la mise en garde des Pères contre un humour grossier, vulgaire ou irrespectueux envers Dieu et son peuple.

Se moquer ou rire de quelqu'un est-il un péché?

La Bible a une position claire et sans ambiguïté contre se moquer ou rire des autres. Ce type de comportement est considéré comme un péché et contraire aux enseignements de l'Écriture.

L'une des interdictions les plus claires vient du livre des Proverbes, qui déclare: «Quiconque se moque du pauvre insulte son Créateur.» 32 - SourceCela suggère que tout humour ou rire qui cible ou rabaisse les personnes vulnérables est un affront à Dieu lui-même. Les Écritures mettent constamment en garde contre le fait de rabaisser ou de mépriser les autres, car cela viole la dignité et la valeur fondamentales de chaque être humain créé à l'image de Dieu.

L’apôtre Paul aborde également cette question, en demandant aux Éphésiens de «ne laisser aucune souillure, aucun discours insensé ni aucune plaisanterie grossière, qui ne soient pas à leur place». 33 - SourceBien que Paul ne mentionne pas explicitement le fait de se moquer ou de rire des autres, le contexte plus large suggère que tout discours ou comportement qui dégrade ou déshumanise les autres est inacceptable pour les disciples du Christ.

Ailleurs, la Bible met en garde contre l’utilisation abusive de la langue, avertissant que «la langue est un feu, un monde d’injustice» qui peut «souiller tout le corps». 34 - SourceCela implique que l'utilisation de notre discours pour ridiculiser, minimiser ou humilier les autres est un péché grave avec des conséquences de grande portée.

La vie chrétienne est marquée par la compassion, la bonté et un profond respect pour la dignité de tous. Il a déclaré: «Un chrétien qui ne sait pas rire et passer un bon moment est un chrétien triste.» 35 - SourceMais ce rire ne doit jamais se faire au détriment des autres. La vraie joie chrétienne est enracinée dans l'amour, pas dans le dénigrement de nos semblables.

Le témoignage biblique est clair: Se moquer ou rire de quelqu'un est un péché qui viole les enseignements fondamentaux de l'Écriture. En tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à édifier les autres, pas à les démolir. Notre discours et nos rires doivent être assaisonnés avec grâce, et non pas utilisés comme des armes pour blesser et rabaisser. Ce n'est qu'alors que nous pourrons vraiment refléter l'amour et la compassion de notre Sauveur.

Est-ce que plaisanter à propos de Dieu ou de choses spirituelles est un péché?

La question de savoir si plaisanter à propos de Dieu ou de questions spirituelles est un péché mérite une attention particulière. Je dois vous avertir qu'un tel comportement peut être un péché, car il montre un manque de révérence et de respect pour le divin.

En tant que psychologues, nous comprenons la tendance humaine à l'irrévérence et le désir de faire la lumière sur ce qui est sacré. Mais historiquement, nous devons reconnaître qu'à travers les âges, les fidèles ont toujours été appelés à aborder les choses de Dieu avec la plus grande solennité et crainte. Les Écritures indiquent clairement que nous devons «craindre le Seigneur» et «l'adorer dans la beauté de la sainteté» (Psaume 96:9).

Lorsque nous nous moquons de Dieu ou des réalités spirituelles, nous risquons de tomber dans le péché de blasphème, une grave offense à la majesté et à la sainteté du Tout-Puissant. Comme l’indique le Catéchisme de l’Église catholique, «le blasphème s’oppose directement au deuxième commandement. Elle consiste à proférer contre Dieu – intérieurement ou extérieurement – des paroles de haine, de reproche ou de défi» (CEC 2148).

En même temps, je reconnais que l'humour peut être un don de Dieu, utilisé pour élever l'esprit humain et apporter de la joie à nos vies. Le sage roi Salomon lui-même a observé qu’«il y a un temps pour pleurer et un temps pour rire» (Ecclésiaste 3:4). La clé est de veiller à ce que notre rire ne soit jamais dirigé vers ce qui est sacré, mais célèbre plutôt la bonté et la beauté de la création de Dieu.

Je vous encourage à aborder les questions de foi avec révérence et respect, tout en embrassant le don du rire dans des contextes appropriés. Que votre discours soit «toujours gracieux, assaisonné de sel, afin que vous sachiez comment répondre à chacun» (Colossiens 4:6). De cette façon, vous honorerez Dieu et apporterez la gloire à Son nom.

Que dit la Bible sur la plaisanterie grossière ou grossière?

La Bible a beaucoup à dire sur les dangers de la plaisanterie grossière ou grossière, car un tel discours est le reflet de l’état de son cœur. Je dois souligner que les Écritures nous appellent à un niveau plus élevé de parole et de conduite.

Dans l’épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul exhorte les fidèles à «ne pas faire de souillures, de bavardages insensés ou de plaisanteries grossières, qui ne sont pas à leur place, qu’il y ait plutôt des actions de grâces» (Éphésiens 4:29). L’implication est claire: la plaisanterie grossière ou grossière n’a pas sa place dans la vie du croyant, car elle est inconvenante pour celui qui a été racheté par le sang du Christ.

Historiquement, nous pouvons voir que les premiers Pères de l'Église étaient également préoccupés par les dangers d'un tel discours. Saint Jean Chrysostome, le grand prédicateur de Constantinople, a averti son troupeau que «la langue qui a été purifiée par le sang du Christ ne devrait pas être souillée par de telles paroles». Saint Augustin, le célèbre évêque d’Hippone, est allé jusqu’à dire que «la bouche d’un chrétien devrait être pure, non seulement à partir de paroles fausses et malveillantes, mais aussi à partir de paroles vaines et inutiles».

Je comprends la tendance humaine à l’humour grossier, souvent utilisé comme un mécanisme d’adaptation ou un moyen de s’intégrer avec ses pairs. Mais nous devons reconnaître qu'un tel discours peut avoir un effet corrosif sur l'âme, nous éloignant davantage de la sainteté à laquelle nous sommes appelés.

Je vous exhorte à tenir compte de la sagesse des Écritures et des Pères de l'Église. Que votre discours soit «toujours avec grâce, assaisonné de sel, afin que vous sachiez comment répondre à chacun» (Colossiens 4:6). Acceptez le don du rire, faites-le d'une manière qui honore Dieu et édifie votre prochain. De cette façon, vous serez un brillant exemple de la puissance transformatrice de l'Évangile.

La taquinerie est-elle considérée comme un péché dans la Bible?

La question de savoir si les taquineries sont considérées comme un péché dans la Bible est complexe, nécessitant un examen attentif d'un point de vue psychologique et historique.

Je dois d'abord reconnaître que les Écritures ne condamnent pas explicitement les taquineries comme un péché. Mais nous devons reconnaître que les motivations et les effets sous-jacents des taquineries peuvent souvent être de nature pécheresse.

La taquinerie peut être une manifestation de fierté, un désir d’affirmer sa supériorité sur une autre personne ou un moyen de rechercher l’attention ou la validation aux dépens d’une autre personne. De telles motivations sont clairement en contradiction avec l’appel chrétien à l’humilité, à la compassion et à l’amour du prochain.

Les effets des taquineries peuvent être profondément dommageables, en particulier pour les personnes vulnérables ou marginalisées. Les Écritures sont claires dans leur exhortation à «ne pas mépriser l’un de ces petits» (Matthieu 18:10) et à «porter les fardeaux les uns des autres» (Galates 6:2). Les taquineries qui infligent un préjudice émotionnel ou psychologique à une autre personne constituent une violation de ces principes.

Historiquement, nous pouvons voir que les premiers Pères de l'Église étaient profondément préoccupés par les façons dont la parole et le comportement pouvaient construire ou détruire le corps du Christ. Saint Paul, par exemple, a mis en garde les Corinthiens contre l’utilisation de « plaisanteries grossières » et de « propos obscènes », qu’il considérait comme incompatibles avec la vie de l’Esprit (Éphésiens 5:4).

Bien que la Bible ne condamne pas explicitement les taquineries comme un péché, nous devons reconnaître qu'elles peuvent souvent être une manifestation d'attitudes et de comportements pécheurs. En tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à parler et à agir d'une manière qui édifie et élève notre prochain, à ne pas nous engager dans un discours ou une conduite qui les rabaisse ou les rabaisse.

Je vous encourage donc à être attentifs à vos paroles et à vos actions, et à chercher à édifier le corps du Christ à travers vos interactions avec les autres. Que votre discours soit «toujours avec grâce, assaisonné de sel» (Colossiens 4:6), et que vos relations soient marquées par l'amour et la compassion que le Christ nous a montrés.

L'humour peut-il jamais devenir une forme d'orgueil ou de moquerie pécheresse?

psychologue et historien, je dois reconnaître que l'humour peut devenir une forme d'orgueil ou de moquerie pécheresse, s'il n'est pas exercé avec sagesse et discernement.

Psychologiquement, nous comprenons que l'humour peut être un outil puissant pour le lien social, l'expression de soi, et même faire face à des émotions difficiles. Mais lorsque l’humour est utilisé comme moyen d’affirmer sa supériorité, de rabaisser les autres ou de se livrer à des désirs pécheurs, il peut devenir une manifestation du péché d’orgueil.

Historiquement, nous pouvons en voir des exemples dans le comportement des pharisiens, qui utilisaient souvent leur esprit et leur intellect pour se moquer et ridiculiser ceux qu'ils jugeaient inférieurs. Dans les Évangiles, nous voyons Jésus condamner un tel comportement, appelant les pharisiens des « tombes blanchies à la chaux » et des « guides aveugles » (Matthieu 23:27-28).

Les Écritures montrent clairement que l'orgueil est un péché qui nous sépare de Dieu et les uns des autres. Comme l’indique le livre des Proverbes, «Lorsque l’orgueil vient, alors vient la disgrâce avec l’humble, c’est la sagesse» (Proverbes 11:2). Lorsque notre humour devient un véhicule d'orgueil et de moquerie, il peut nous conduire sur une voie dangereuse, loin de l'humilité et de la compassion qui devraient caractériser la vie du croyant.

Je dois noter que l’utilisation de l’humour pour railler ou rabaisser les autres a souvent été un outil d’oppression, utilisé pour marginaliser et déshumaniser ceux qui sont considérés comme «différents» ou «inférieurs». Il s’agit d’un péché grave, car il viole la dignité et la valeur fondamentales de chaque être humain, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Je vous exhorte à faire preuve de beaucoup de soin et de discernement dans l'utilisation de l'humour. Que votre rire soit le reflet de la joie et de la gratitude qui devraient remplir le cœur du croyant, et non une manifestation d'orgueil pécheresse ou de moquerie. Cherchez à construire, pas à démolir; pour encourager, pas pour rabaisser. De cette façon, vous honorerez Dieu et apporterez la gloire à Son nom.

Comment les chrétiens peuvent-ils trouver le juste équilibre entre humour approprié et plaisanterie pécheresse?

psychologue et historienne, je reconnais l'importance de trouver le juste équilibre entre humour approprié et plaisanterie pécheresse. C'est une matière délicate et nuancée, qui demande de la sagesse, du discernement et une compréhension profonde de la condition humaine.

Psychologiquement, nous savons que l'humour peut être un outil puissant pour établir des relations, réduire le stress et favoriser un sentiment de communauté. Lorsqu'il est utilisé de manière saine et constructive, l'humour peut être un don de Dieu, un moyen d'apporter de la joie et du rire dans nos vies.

Mais comme nous l'avons discuté, l'humour peut aussi devenir un véhicule pour l'orgueil pécheresse, la moquerie et le dénigrement des autres. C'est là que la sagesse des Écritures et les idées de l'histoire peuvent nous guider.

L’apôtre Paul, dans son épître aux Éphésiens, exhorte les fidèles à «ne laisser sortir de votre bouche aucune parole corruptrice qui soit bonne pour édifier, selon l’occasion, afin qu’elle donne grâce à ceux qui entendent» (Éphésiens 4:29). Ce principe devrait guider l’utilisation de l’humour par le chrétien.

Historiquement, nous pouvons regarder l'exemple des grands saints et des chefs spirituels de ceux qui ont souvent utilisé l'humour et l'esprit pour s'engager avec leur troupeau toujours avec un profond sentiment de révérence et de respect pour le divin. Saint François d'Assise, par exemple, était connu pour son esprit ludique et joyeux, il n'a jamais permis à son humour de franchir la ligne de l'irrévérence ou du manque de respect.

Je vous encourage à cultiver une conscience profonde de vos propres motivations et de l'impact potentiel de vos paroles et de vos actions. Demandez-vous: Est-ce que mon humour s'accumule ou se démolit? Est-ce honorer Dieu et édifier mon prochain, ou est-ce une manifestation d'orgueil pécheresse ou de moquerie?

Cherchez à développer la vertu de prudence, qui vous guidera dans le discernement de l'utilisation appropriée de l'humour dans différents contextes. Entourez-vous de compagnons sages et pieux qui peuvent vous tenir responsable et vous guider en cas de besoin.

Surtout, que votre discours et votre conduite soient le reflet de la puissance transformatrice de l'Évangile. Que votre rire soit une célébration de la bonté et de la beauté de la création de Dieu, et que votre esprit et votre humour soient un moyen de rapprocher les autres de l’amour et de la miséricorde du divin.

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