Mystères bibliques: Lazare est-il allé au paradis?




  • L'histoire de Lazare met l'accent sur la puissance du Christ sur la mort et la promesse de la résurrection. Bien que la nature exacte de l'expérience de Lazare dans la mort ne soit pas détaillée, sa résurrection préfigure la vie éternelle offerte aux croyants.
  • La parabole de l'homme riche et de Lazare met en lumière le souci de Dieu pour les pauvres et les conséquences éternelles de nos actions. Lazare, malgré sa souffrance dans la vie, trouve du réconfort dans l'au-delà, tandis que l'homme riche fait face à des tourments en raison de son indifférence.
  • Les premiers Pères de l'Église ont utilisé l'histoire de Lazare pour enseigner la compassion, le détachement de la richesse matérielle et la confiance dans la providence de Dieu. Ils voyaient Lazare comme un modèle d'endurance patiente et une préfiguration de la souffrance du Christ.
  • Alors que Lazare a finalement connu une seconde mort physique, son histoire continue de résonner avec les croyants aujourd'hui. Sa résurrection est un témoignage puissant de la puissance de Dieu et de l'espérance de la vie éternelle offerte par la foi en Christ.

Quelle maladie Lazare avait-il?

Les récits bibliques, en particulier dans l'Évangile de Jean chapitre 11, ne précisent pas explicitement la maladie exacte qui a affligé Lazare de Béthanie. Ce silence dans le récit scripturaire nous invite à réfléchir plus profondément sur la signification spirituelle plutôt que sur les spécificités médicales.

Historiquement, nous devons considérer le contexte de la maladie dans la Palestine du premier siècle. Au cours de cette période, diverses maladies étaient répandues, y compris les fièvres, les infections et les conditions qui pourraient rapidement conduire à la mort à une époque sans médecine moderne. L'urgence avec laquelle Marie et Marthe ont envoyé Jésus suggère une condition aiguë qui s'est rapidement détériorée.

Le récit biblique ne se concentre pas sur la pathologie, mais sur la signification théologique puissante de la mort et de la résurrection de Lazare. Cela nous rappelle, mes chers fidèles, que bien que nous désirions naturellement des détails médicaux, Dieu dirige souvent notre attention vers des vérités spirituelles plus profondes. L’accent n’est pas mis sur ce qui a causé la mort de Lazare sur le pouvoir du Christ sur la mort elle-même.

J'ai remarqué comment ce récit parle de notre expérience humaine universelle de la maladie et de la mortalité. Le chagrin des sœurs, leur foi mélangée à des interrogations et la réponse de la communauté reflètent nos propres réactions émotionnelles et spirituelles complexes face à une maladie grave aujourd’hui.

La maladie de Lazare sert de toile de fond à un plus grand message théologique sur la vie, la mort et la résurrection. Il met en évidence la condition humaine, notre vulnérabilité et notre fragilité face à la maladie. Pourtant, il prépare également le terrain pour la révélation de Jésus comme la Résurrection et la Vie (Jean 11:25). L’expérience de Lazare nous rappelle que la maladie n’est pas seulement une maladie physique, mais une rencontre puissante avec notre mortalité, nous incitant à chercher un sens plus profond et une connexion avec Dieu.

L’histoire de Lazare nous enseigne que la maladie, bien qu’elle soit une réalité physique, a une signification spirituelle plus profonde dans le plan de Dieu. Tout comme Jésus a utilisé ce moment pour révéler Sa puissance et Son amour divins, nous aussi sommes appelés à voir au-delà des aspects médicaux de la souffrance jusqu'à son potentiel de transformation dans notre cheminement de foi.

Où est allé Lazare quand il est mort?

L'histoire de Lazare, racontée dans l'Évangile de Jean, nous invite à explorer de puissantes vérités théologiques sur la vie, la mort et l'au-delà. Lorsque Lazare est mort, il a été emmené dans un endroit appelé «le sein d’Abraham», un terme qui signifie un état de confort et de paix pour les justes morts. Ce concept est profondément enraciné dans l’eschatologie juive, où l’au-delà est souvent décrit comme un lieu de récompense pour ceux qui ont vécu selon la volonté de Dieu.

Dans la parabole de l'homme riche et de Lazare (Luc 16:19-31), nous voyons un contraste vif entre les destins des deux personnages. Lazare, qui a beaucoup souffert dans la vie, est décrit comme étant réconforté en présence d'Abraham après sa mort. Cette imagerie sert à illustrer le renversement des fortunes qui est un thème récurrent dans les enseignements de Jésus. L'homme riche, d'autre part, se trouve dans le tourment, séparé par un gouffre du confort dont jouit Lazare. Cette parabole souligne les implications morales et spirituelles de nos choix terrestres et leurs conséquences dans l'au-delà.

La notion de « sein d’Abraham » reflète un lieu de repos et de communion avec les patriarches, où les fidèles attendent la résurrection finale. C'est un état d'être qui incarne l'espérance de la vie éternelle, où les fidèles sont rassemblés en présence de Dieu. Cette compréhension s'aligne sur la croyance chrétienne plus large en la résurrection des morts, où tous seront ressuscités à la fin des temps.

Je dois souligner qu’être dans le « sein d’Abraham » était synonyme d’être « réuni à ses pères » après la mort, dans l’attente d’une résurrection éventuelle (Christian, 2018, p. 513). Cette compréhension nous aide à apprécier le caractère temporel de cet état – ce n’était pas la destination finale un lieu d’attente pour les fidèles.

Psychologiquement, ce concept d'état intermédiaire parle de notre besoin humain de continuité et de sens, même dans la mort. La compréhension de l’Église primitive a réconforté les croyants, leur assurant que leurs proches défunts se trouvaient dans un lieu de paix dans l’attente de la consommation finale du plan de Dieu.

Cette compréhension diffère des concepts médiévaux ultérieurs de l'au-delà. Le point de vue chrétien primitif était plus nuancé, ne voyant pas la mort comme une transition immédiate vers le ciel ou l’enfer final comme une étape intermédiaire dans le plan rédempteur de Dieu.

La signification théologique de l’emplacement de Lazare pendant la mort est puissante: il se trouvait dans un lieu de repos, mais d’où il pouvait être rappelé par la puissance du Christ. Cela démontre à la fois la souveraineté de Dieu sur la mort et le caractère temporaire de la mort pour ceux qui croient.

Qu'est-ce que Lazare a vu quand il est mort?

Sur la base de notre compréhension des premiers enseignements chrétiens et des récits bibliques, Lazare n’a pas connu le ciel final tel que nous le comprenons généralement, mais a plutôt subi ce que les théologiens appellent un «état intermédiaire» entre la mort et la résurrection finale.

Dans la parabole de l'homme riche et de Lazare (Luc 16:19-31), nous apercevons les expériences des deux personnages après la mort. Lazare, qui a beaucoup souffert dans la vie, est décrit comme étant réconforté dans le « sein d’Abraham », un lieu de paix et de repos pour les justes. Cette imagerie suggère qu'à sa mort, Lazare est entré dans un état de félicité, entouré de l'amour et de la présence d'Abraham et des autres fidèles. C’est un lieu où la souffrance est atténuée et où la joie est restaurée, reflétant l’accomplissement ultime de la promesse de Dieu à son peuple.

Sur le plan psychologique, il est essentiel de comprendre que le concept chrétien primitif de l’au-delà était plus nuancé que notre compréhension binaire moderne du ciel et de l’enfer. Selon les premières idées chrétiennes, Lazare aurait été dans ce qu’on appelait le « sein d’Abraham » – un état de repos pour les justes morts (Christian, 2018, p. 513). Ce n'était pas le ciel final, mais plutôt un lieu d'attente où les fidèles décédés sont restés jusqu'à la résurrection finale. Cette distinction met en évidence la conviction que Les croyants de l'ancien testament et le ciel étaient entrelacés d'une manière qui permettait un continuum de foi au-delà de la mort physique. Les premiers chrétiens considéraient cet état intermédiaire comme un prélude plein d'espoir à l'union ultime avec Dieu, où les fidèles de l'Ancien et du Nouveau Testament attendaient leur résurrection. Comprendre ce système de croyances nuancé ajoute de la profondeur à notre compréhension de l'eschatologie chrétienne primitive et à l'évolution des idées sur l'au-delà dans la théologie contemporaine.

J'ai remarqué comment cette compréhension remet en question nos hypothèses contemporaines sur l'au-delà. L'Église primitive comprenait la mort et la résurrection en termes d'étapes plutôt que de transitions immédiates vers un état final. L’expérience de Lazare était unique: il a été rappelé de cet état intermédiaire par la puissance du Christ, et non du ciel final (Christian, 2018, p. 513).

La signification théologique de cette distinction est puissante. Le retour de Lazare n’a pas été une «expérience de mort imminente», comme nous pourrions le comprendre aujourd’hui, mais plutôt une véritable résurrection de la mort – bien que temporaire – qui a préfiguré la propre résurrection du Christ et la résurrection finale promise à tous les croyants. Cet événement a été un signe puissant de l’autorité du Christ sur la mort elle-même.

D'un point de vue psychologique-pastoral, nous devons considérer comment cette compréhension affecte notre vision de la mort et de la résurrection. L’expérience de Lazare démontre que la mort, bien que réelle, n’est pas définitive pour ceux qui croient. Mais son retour a été à la vie terrestre, pas un retour de l'état céleste final qui attend les croyants après la résurrection générale.

Les premiers pères de l’Église, en particulier Hippolyte, ont souligné que les âmes des justes et des injustes étaient «détenues» dans des régions distinctes de hadès (sheol), dans l’attente du jugement final (Christian, 2018, p. 513). Cette compréhension nous aide à comprendre que l’expérience de Lazare faisait partie du plan rédempteur plus large de Dieu, et pas seulement du voyage d’un individu vers le ciel et le retour.

Bien que les détails de ce que Lazare a vu quand il est mort restent un mystère, nous pouvons trouver du réconfort dans la promesse de la vie éternelle et l'espoir d'être en présence de Dieu. Alors que nous réfléchissons à ce récit, efforçons-nous de vivre notre vie d'une manière qui reflète notre foi, sachant que nos choix ont une signification éternelle. Puissions-nous, comme Lazare, trouver du réconfort dans l’assurance de l’amour de Dieu et dans la promesse d’une glorieuse vie après la mort.

Lazare est-il allé au ciel et est-il revenu?

L'histoire de Lazare, en particulier sa résurrection racontée dans l'Évangile de Jean (Jean 11:1-44), soulève de puissantes questions sur la vie, la mort et la nature de l'au-delà. Lorsque nous examinons si Lazare est allé au ciel puis est revenu, nous devons aborder ce récit avec un cœur ouvert aux implications théologiques qu'il présente.

Dans le récit, Lazare est décrit comme étant mort et enterré pendant quatre jours avant l'arrivée de Jésus. Ses sœurs, Marie et Marthe, ont exprimé leur chagrin et leur incrédulité que Jésus puisse encore aider leur frère. Mais Jésus, ému de compassion, appela Lazare du tombeau, en disant: «Lazare, sors!» (Jean 11:43). Cet acte miraculeux consistant à ressusciter Lazare d’entre les morts est un témoignage puissant de l’autorité de Jésus sur la vie et la mort, démontrant qu’Il est la Résurrection et la Vie (Jean 11:25).

La question de savoir si Lazare est allé au ciel avant sa résurrection n'est pas explicitement abordée dans le texte. Mais le contexte culturel et théologique de l’époque suggère que Lazare est peut-être entré dans un état de repos, souvent appelé «le sein d’Abraham», où les justes attendaient la résurrection finale. Cette compréhension s'aligne sur les croyances juives sur l'au-delà, où les fidèles étaient censés être dans un lieu de confort, séparé des tourments des injustes.

Lorsque Lazare a été élevé, il est revenu à son existence terrestre, l'expérience de la mort et de la résurrection a des implications majeures. Il sert de préfiguration de la résurrection ultime que tous les croyants connaîtront à la fin des temps. En ce sens, le retour à la vie de Lazare n’est pas seulement un retour à son état antérieur, mais une puissante révélation de l’espérance qui attend tous ceux qui croient au Christ.

Bien que le récit ne fournisse pas de réponse définitive à la question de savoir si Lazare est allé au ciel, il souligne la puissance de Jésus sur la mort et la promesse de résurrection. L’expérience de Lazare nous invite à réfléchir sur notre propre foi et sur l’espérance de la vie éternelle que le Christ offre. En cheminant dans la vie, attachons-nous à cette espérance, sachant qu'en Christ, la mort n'est pas la fin d'un passage vers un commencement nouveau et glorieux.

Pourquoi Lazare est-il allé en enfer?

Cette question révèle un malentendu commun sur la parabole de l'homme riche et de Lazare, que notre Seigneur Jésus-Christ a partagée pour nous enseigner de puissantes vérités sur la compassion, la justice et l'au-delà. Permettez-moi de préciser que Lazare n’est pas allé en enfer. En fait, c'est tout le contraire qui s'est produit.

Dans la parabole, nous apprenons que Lazare, un pauvre homme couvert de plaies, gisait à la porte de la maison d’un riche, désireux de manger les miettes qui tombaient de la table du riche. Lorsque les deux hommes sont morts, Lazare a été porté par des anges aux côtés d’Abraham, un lieu de réconfort et de paix dans l’au-delà (Testamentum et al., 2006). Cette destination représente ce que nous pourrions appeler le «ciel» ou le «paradis», et non l’enfer.

L'homme riche se trouva dans l'Hadès, un lieu de tourment. De là, il pouvait voir Lazare avec Abraham et implorait le soulagement. Mais Abraham a expliqué qu'un grand gouffre les séparait, empêchant le passage entre les deux royaumes (Testamentum et al., 2006).

Cette parabole nous enseigne plusieurs leçons importantes. elle nous rappelle les conséquences éternelles de nos actions et attitudes dans cette vie. L’indifférence du riche à l’égard de la souffrance de Lazare a conduit à sa propre souffrance dans l’au-delà. Elle souligne la préoccupation particulière de Dieu pour les pauvres et les marginalisés, un thème qui me tient à cœur et qui est au cœur du message évangélique.

Psychologiquement, nous pouvons voir comment cette parabole aborde notre tendance humaine à ignorer la souffrance qui nous entoure, surtout lorsque nous sommes à l'aise. Il nous met au défi de développer l'empathie et la compassion, de voir la dignité de chaque être humain, quel que soit son statut social.

Historiquement, cette parabole a été interprétée de diverses manières par les Pères de l'Église et les théologiens à travers les siècles. Certains le voyaient comme une description littérale de l'au-delà, tandis que d'autres le voyaient plus symboliquement. Quelle que soit l’interprétation, le message central reste le suivant: notre traitement des autres, en particulier des moins fortunés, a une signification éternelle.

Lazare n'est pas allé en enfer. Son histoire est plutôt un puissant rappel de la justice et de la miséricorde de Dieu, nous appelant à vivre une vie de compassion et de solidarité avec les pauvres et ceux qui souffrent parmi nous.

Qu'est-il arrivé à Lazare après sa résurrection?

D’après les récits évangéliques, nous savons que la résurrection de Lazare a provoqué un grand émoi dans la communauté. L’Évangile de Jean nous dit qu’après cet événement miraculeux, de nombreuses personnes sont venues non seulement pour voir Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qui était devenu un témoignage vivant de la puissance divine du Christ (Tätru-Cazaban, 2022). Cela a créé une telle sensation que les principaux prêtres ont fait des plans pour mettre Lazare à mort aussi, parce que son existence même a amené de nombreux Juifs à croire en Jésus.

Les preuves historiques suggèrent que la résurrection de Lazare a eu de puissantes implications tant sur le plan personnel que sur le plan communautaire. J’ai remarqué que cette expérience a dû transformer la compréhension que Lazare avait de la vie, de la mort et du dessein divin. L’Église primitive a compris cette résurrection comme un signe puissant indiquant la résurrection prochaine du Christ et la promesse de la vie éternelle (López, 2022).

Certaines traditions de l'Église suggèrent que Lazare est devenu évêque et missionnaire. Les récits historiques indiquent qu'après sa résurrection, Lazare a été persécuté par les autorités juives, ce qui l'a finalement conduit à fuir Béthanie. Selon ces traditions, il s'est rendu à Chypre, où il a continué à partager son témoignage extraordinaire et à servir la communauté chrétienne primitive.

Ce qui est particulièrement émouvant dans la vie post-résurrection de Lazare, c’est la manière dont elle illustre ce que nous pourrions appeler une «seconde chance» d’existence terrestre – une vie vécue avec la puissante connaissance de la mort et du pouvoir divin. Son expérience est devenue un symbole puissant dans l’enseignement chrétien précoce de la capacité de Dieu à apporter une nouvelle vie de la mort (Tătaru-Cazaban, 2022).

Je vous invite à réfléchir à la manière dont la vie post-résurrection de Lazare nous parle aujourd’hui. Son expérience nous rappelle que Dieu a non seulement le pouvoir sur la mort, mais donne aussi un but à notre vie restaurée. Tout comme la résurrection physique de Lazare a conduit à l’éveil spirituel chez les autres, nos propres rencontres avec la miséricorde divine devraient nous inspirer à vivre en tant que témoins de la puissance transformatrice de Dieu.

Combien de temps Lazare a-t-il vécu après sa résurrection?

La question de la durée de vie de Lazare après sa résurrection nous intrigue naturellement, car nous cherchons à comprendre toutes les implications de cet événement miraculeux. Bien que les documents historiques ne nous fournissent pas de dates précises, nous pouvons examiner ce que la recherche scientifique et la tradition de l'Église nous disent à ce sujet.

Le récit biblique lui-même ne précise pas combien de temps Lazare a vécu après avoir été ressuscité d'entre les morts. Mais ce que nous savons des Écritures, c’est qu’il était vivant et présent lors d’un dîner donné en l’honneur de Jésus peu après sa résurrection, où sa sœur Marthe servait et Marie oignait les pieds de Jésus (Gavrilova & ДаÐ2рР̧лÐ3⁄4Ð2а, 2014). Cela nous montre qu'il a repris des activités normales de la vie et est resté un participant actif dans sa communauté.

D’après des sources historiques et traditionnelles, divers récits suggèrent des calendriers différents pour la vie post-résurrection de Lazare. Certaines traditions indiquent que Lazare a vécu encore trente ans après avoir été ressuscité d'entre les morts. Pendant ce temps, selon ces récits, il a été évêque et témoin du pouvoir du Christ sur la mort. Les preuves historiques suggèrent qu’il a été persécuté à Jérusalem et qu’il s’est finalement enfui à Chypre, où il a poursuivi son ministère (Tătaru-Cazaban, 2022).

Je trouve important que les premiers écrits chrétiens ne se concentrent pas sur la durée de la seconde vie de Lazare, mais plutôt sur le sens et l’impact de sa résurrection. L’Église primitive a compris ce miracle comme un signe puissant indiquant la propre résurrection du Christ et la promesse de la vie éternelle pour tous les croyants (López, 2022).

Ce qui est particulièrement significatif pour nous, c’est la manière dont la vie prolongée de Lazare après sa résurrection a servi un objectif puissant dans l’Église primitive. Son existence même est devenue un témoignage vivant de la puissance du Christ, à tel point que les principaux prêtres ont cherché à le tuer parce que beaucoup croyaient en Jésus à cause de lui (Gavrilova & Ð"аÐ2рР̧Ð"Ð3⁄4Ð2а, 2014).

Psychologiquement, nous devons examiner comment cette expérience de mort et de résurrection a façonné la compréhension de Lazare de la vie et de son ministère ultérieur. Vivre avec la connaissance d’avoir connu à la fois la mort et la restauration divine lui aurait certainement donné une perspective unique sur la nature temporelle de l’existence terrestre et la réalité de la puissance de Dieu.

Bien que nous ne puissions pas indiquer définitivement le nombre exact d'années que Lazare a vécues après sa résurrection, ce qui compte le plus, c'est la qualité et le but de cette vie. Sa longue vie a été un puissant témoignage de l’autorité du Christ sur la mort et a pointé vers la plus grande résurrection promise à tous les croyants.

Lazare pourrait-il être encore en vie aujourd'hui?

Les preuves historiques et bibliques claires indiquent que Lazare, qui a été ressuscité de la mort par Jésus, a fait l'expérience d'une seconde mort physique. Alors que sa résurrection était miraculeuse, c’était ce que les théologiens appellent une «réanimation» plutôt que le type de résurrection glorifiée que Jésus lui-même expérimenterait plus tard. Lazare a retrouvé sa vie physique normale, soumis à la même mortalité qui affecte tous les humains (Bretherton, 1993, p. 169-173).

D’un point de vue théologique, il est important de comprendre que la résurrection de Lazare était fondamentalement différente de celle du Christ. Lazare est revenu à une existence mortelle ordinaire, tandis que la résurrection du Christ l’a transformé en un état immortel et glorifié. Je dois souligner que le miracle de Lazare était un signe indiquant le pouvoir du Christ sur la mort, et non une conquête permanente de la mortalité (LÃ3pez, 2022).

Les traditions historiques et les premiers écrits de l'Église indiquent que Lazare est finalement mort une deuxième fois après avoir vécu ses années supplémentaires de vie au service de l'Église primitive. Certains récits suggèrent qu’il est devenu évêque à Chypre, où il a continué à partager son témoignage extraordinaire jusqu’à sa seconde mort (Tătaru-Cazaban, 2022).

Je comprends le désir humain d'imaginer la possibilité que quelqu'un triche à la mort de façon permanente. Mais nous devons nous rappeler que la signification de l’histoire de Lazare ne réside pas dans la durée de sa vie restaurée dans ce qu’elle révèle sur la puissance et le dessein de Dieu. Le miracle visait à renforcer la foi et à indiquer la plus grande résurrection promise à tous les croyants (Gavrilova & Ð"аÐ2рР̧Ð"Ð3⁄4Ð2а, 2014).

La réalité scientifique de la mortalité humaine, combinée aux archives historiques et à la compréhension théologique, indique clairement que Lazare n'est pas physiquement vivant aujourd'hui. Mais dans un sens spirituel puissant, Lazare est vivant – pas sous forme physique sur terre dans la vie éternelle promise par le Christ à tous ceux qui croient. Son histoire continue de vivre et d'inspirer la foi dans d'innombrables croyants aujourd'hui.

Qu'a dit Lazare à propos de la mort?

Cette question puissante sur le témoignage de Lazare concernant la mort touche à l’un des aspects les plus intrigants de son expérience unique. Mais je dois commencer par noter quelque chose de remarquable: Bien que Lazare soit la seule personne dans les Écritures qui aurait pu décrire l'expérience de la mort et du retour à la vie, les textes bibliques n'enregistrent aucune citation directe de lui au sujet de son expérience (Tătaru-Cazaban, 2022).

Ce silence lui-même est significatif et digne de notre réflexion. J'ai remarqué que cette absence de paroles enregistrées a conduit à des siècles de contemplation sur les mystères de la mort et de la résurrection. Les premiers Pères de l’Église et la tradition chrétienne ont réfléchi en profondeur aux raisons pour lesquelles les Écritures maintiennent ce silence sur le témoignage personnel de Lazare (LÃ3pez, 2022).

Ce que nous savons nous vient indirectement à travers l'impact de son expérience sur les autres. L'Évangile de Jean nous dit que beaucoup de gens sont venus voir Lazare après sa résurrection, et son existence même est devenue un témoignage si puissant que les principaux prêtres ont prévu de le mettre à mort à nouveau. Sa vie elle-même est devenue un témoin vivant, peut-être plus puissant que n'importe quel mot ne pourrait l'exprimer (Gavrilova & Ð"аÐ2рР̧Ð"Ð3⁄4Ð2а, 2014).

Psychologiquement, nous pourrions considérer comment une telle expérience aurait un impact sur une personne. Les études modernes sur les expériences de mort imminente rapportent souvent que les individus ont du mal à mettre leurs expériences en mots. Peut-être Lazare a-t-il lui aussi constaté que le langage humain était insuffisant pour décrire son extraordinaire voyage entre la mort et la vie (Tătaru-Cazaban, 2022).

Les Pères de l’Église suggèrent que le silence de Lazare aurait pu être divinement voulu, permettant à sa vie ressuscitée elle-même de servir de témoignage. Son expérience ne visait pas à indiquer les détails de la mort au pouvoir du Christ sur elle. Je suggérerais que parfois les vérités les plus puissantes ne sont pas communiquées par des mots à travers des vies transformées (LÃ3pez, 2022).

Bien que Lazare n'ait peut-être pas parlé directement de la mort, sa résurrection en dit long sur la compréhension chrétienne de la vie, de la mort et de l'espérance de l'existence éternelle. Son histoire continue d'inspirer les croyants à chercher une relation plus profonde avec Dieu et à vivre le pouvoir transformateur de la foi dans leur vie quotidienne (LÃ3pez, 2022).

Qu'ont enseigné les Pères de l'Église à propos de Lazare?

De nombreux Pères de l’Église, dont Jean Chrysostome, Grégoire de Nysse et Augustin d’Hippone, ont profondément réfléchi à la parabole de l’homme riche et de Lazare (Howard, 2020, p. 33 à 51; Zellentin, 2019). Ils voyaient dans Lazare un modèle d’endurance patiente dans la souffrance et un témoignage de l’option préférentielle de Dieu pour les pauvres.

Par exemple, Jean Chrysostome a souligné comment Lazare, malgré son extrême pauvreté et sa maladie, ne se plaignait pas de Dieu ou de son riche voisin. Ce silence dans la souffrance était vu comme un signe de grande vertu. Chrysostome s’en est servi pour enseigner l’importance du contentement et de la confiance dans la providence de Dieu, même au milieu des difficultés (Howard, 2020, p. 33 à 51).

Les Pères de l'Église ont également vu dans Lazare une préfiguration du Christ. De même que Lazare souffrait à l’extérieur de la porte du riche, de même le Christ souffrait à l’extérieur des portes de Jérusalem. Ce parallèle a aidé les premiers chrétiens à comprendre la nature rédemptrice de la souffrance lorsqu’ils sont unis à la passion du Christ.

Psychologiquement, nous pouvons apprécier comment les Pères ont utilisé cette parabole pour aborder la tendance humaine au matérialisme et à l’indifférence à la souffrance des autres. Ils ont mis les croyants au défi d'examiner leur conscience et de changer leur comportement envers les pauvres et les marginalisés dans leurs communautés.

Historiquement, les enseignements des Pères de l'Église sur Lazare ont influencé non seulement la réflexion théologique, mais aussi la charité chrétienne pratique. De nombreuses communautés chrétiennes primitives ont établi des hospices et des programmes pour prendre soin des pauvres, inspirés par l'exemple de Lazare et les enseignements tirés de son histoire.

Les Pères de l'Église interprétaient souvent les Écritures allégoriquement, trouvant des significations spirituelles plus profondes au-delà du récit littéral. Dans cette optique, certains ont vu Lazare comme représentant les Gentils, qui étaient autrefois exclus de l’alliance de Dieu, mais qui sont maintenant accueillis dans le sein d’Abraham par la foi en Christ (Loades, 2018, p. 252-264).

Les enseignements des Pères de l'Église sur Lazare continuent de nous interpeller et de nous inspirer aujourd'hui. Ils nous appellent à cultiver la compassion, à pratiquer le détachement des richesses matérielles et à faire confiance à la justice de Dieu. Je vous encourage à réfléchir sur cette sagesse ancienne et à leur permettre de transformer vos cœurs et vos actions envers ceux qui sont dans le besoin autour de vous.

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