[ad_1]

Ålesund, une ville portuaire sur la côte ouest de la Norvège. / Crédit : May_Lana/Shutterstock
Oslo, Norvège, 10 déc. 2024 / 13h00 (CNA).
Lundi, la communauté paroissiale de l'église Notre-Dame à Ålesund, une ville portuaire sur la côte ouest de la Norvège, s'est réunie pour une journée de prière dédiée aux enfants à naître, à la suite de nouvelles lois sur l'avortement dans le pays.
Cette année, la célébration de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie — habituellement célébrée le 8 décembre — a été déplacée au lundi 9 décembre, le deuxième dimanche de l'Avent ayant pris le pas. La journée a commencé par une messe suivie d'une adoration et de la récitation du chapelet, soulignant la dignité inviolable de la vie humaine dès le moment de la conception.
L'initiative de la paroisse était en partie une réponse aux récents changements apportés aux lois norvégiennes sur l'avortement, qui autorisent pour la première fois les avortements sélectifs selon le sexe et les procédures dites de « réduction embryonnaire ».
Les nouvelles lois sur l'avortement, adoptées par le Parlement norvégien le 3 décembre, étendent également le délai légal pour l'avortement de 12 à 18 semaines. Les femmes en Norvège peuvent toujours avorter au-delà de ce délai avec l'approbation d'un comité médical.
Les changements législatifs ont suscité des débats dans la société norvégienne et au sein des communautés ecclésiales, soulevant de graves préoccupations éthiques et morales. Face à ces réalités, le diocèse a cherché à répondre par la prière, la réflexion et une sensibilisation accrue.
Le père Dariusz Buras, vicaire paroissial de l'église Notre-Dame, a déclaré à EWTN Norvège, partenaire d'information de CNA, qu'il avait puisé son inspiration pour cet événement pro-vie auprès de sainte Teresa de Calcutta et de sainte Gianna Beretta Molla.
Lors de son discours d'acceptation du prix Nobel de la paix à Oslo en 1979, Mère Teresa a souligné que les enfants à naître sont parmi les plus vulnérables de notre époque. Elle a décrit l'avortement comme une menace pour la paix, demandant de manière poignante : « Si une mère peut tuer son propre enfant dans son sein, qu'est-ce qui empêche vous et moi de nous entretuer ? » Soulignant que les nations qui autorisent l'avortement sont spirituellement appauvries, elle a promu l'adoption comme une alternative pleine d'espoir, montrant que chaque enfant peut trouver un foyer aimant.
Une autre sainte éminente pour les enfants à naître, Gianna Beretta Molla (1922–1962), était une médecin et mère italienne qui a fait face à un grave dilemme moral lorsqu'on lui a diagnostiqué une tumeur cancéreuse pendant sa grossesse. Elle a choisi de mener sa grossesse à terme malgré le risque pour sa propre vie, car elle considérait l'enfant à naître comme un être humain irremplaçable. Après avoir donné naissance à sa fille, Gianna Emanuela, Molla est décédée des suites de complications.
Canonisée par le pape Jean-Paul II en 2004, sainte Gianna Molla demeure un exemple moderne d'amour héroïque pour la vie, même dans des circonstances difficiles.
Alors que Mère Teresa a abordé le droit à la vie des enfants à naître d'un point de vue mondial, sainte Gianna Beretta Molla a démontré par sa vie que le soin des enfants à naître n'est pas seulement un principe abstrait mais une réalité concrète — un soin pastoral, médical et maternel qui donne la priorité à la vie de l'enfant.
Ensemble, les vies de ces deux saintes rappellent l'appel chrétien à protéger la vie en toutes circonstances et à offrir des alternatives à la destruction, telles que le soutien social, l'adoption et la priorité donnée aux personnes vulnérables par un amour sacrificiel.
Le rassemblement de lundi à l'église Notre-Dame d'Ålesund, inspiré par le témoignage des deux saintes, est devenu un moment de réflexion profonde et de prière dans une société où les lois sapent de plus en plus la dignité humaine, en particulier celle des enfants à naître.
[ad_2]
Lien source
