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Le pape François rencontre le Collège des cardinaux le 1er juillet 2024. / Crédit : Vatican Media
Bureau de presse de Rome, 6 déc. 2024 / 16h15 (CNA).
Sur les 21 cardinaux qui seront créés le 7 décembre lors du 10e consistoire du pape François au Vatican, 10 nouveaux cardinaux — soit près de la moitié — sont membres de congrégations ou d'instituts religieux. Ces nouvelles nominations reflètent l'engagement du pape François à diversifier la direction de l'Église catholique et à inclure davantage de voix issues des ordres religieux. L'inclusion de membres de congrégations ou d'instituts religieux au sein du Collège des cardinaux reflète également l'expansion de l'Église catholique, car ces dirigeants possèdent souvent des perspectives et des expériences mondiales acquises lors de leur travail dans différentes parties du monde. Cela peut contribuer à apporter un leadership plus inclusif et représentatif à l'Église alors qu'elle continue de croître et d'évoluer. Le pape François crée de nouveaux cardinaux qui ne sont pas seulement issus du clergé séculier mais aussi de divers ordres religieux, reflétant son engagement en faveur de la diversité et de l'inclusivité au sein de l'Église catholique. Ce groupe diversifié de nouveaux cardinaux apporte un regard neuf et une gamme d'expériences au Collège des cardinaux, façonnant l'avenir de l'Église sous la direction du pape François. L'inclusion de membres de congrégations et d'instituts religieux dans ce consistoire souligne l'importance de reconnaître les contributions et les perspectives de tous les membres de l'Église.
Le pape appartenant lui-même à la Compagnie de Jésus (Jésuites) et ayant constamment pris en compte la présence de religieux au sein du Collège des cardinaux lors de ses consistoires, il n'est pas surprenant qu'il choisisse de nouveaux cardinaux parmi les nombreuses congrégations et instituts de religieux de l'Église. De plus, le pape est connu pour son insistance sur l'inclusivité et la diversité au sein de l'Église, et la sélection de nouveaux cardinaux issus de divers ordres religieux reflète cet engagement. Comprendre les paroisses titulaires et leur importance dans l'Église catholique, le pape examine attentivement l'impact de ses choix sur la communauté ecclésiale mondiale et les opportunités de représentation qu'ils offrent. Cette approche permet d'obtenir un groupe de cardinaux plus équilibré et représentatif, reflétant la diversité de l'Église dans son ensemble.
Ce qui est inhabituel, cependant, c'est le grand nombre de cardinaux issus d'ordres et d'instituts religieux nommés lors de ce dernier consistoire ainsi que la diversité des communautés représentées.
Les 10 religieux sont répartis comme suit :
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Trois sont franciscains (deux sont Frères mineurs et un est conventuel).
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Deux sont issus de la Société du Verbe Divin (Verbistes).
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Deux sont dominicains.
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Il y en a un pour chacune des congrégations suivantes : la Congrégation de la Mission (Lazaristes), les Missionnaires de Saint-Charles-Borromée (Scalabriniens) et la Congrégation du Très-Saint-Rédempteur (Rédemptoristes).
Les nouveaux cardinaux sont :
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Archevêque Luis Gerardo Cabrera Herrera, OFM, archevêque métropolitain de Guayaquil, Équateur (Franciscain)
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Archevêque Jaime Spengler, OFM, archevêque métropolitain de Porto Alegre, Brésil ; président de la Conférence épiscopale brésilienne ; et président du Conseil épiscopal latino-américain, CELAM (Franciscain)
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Archevêque Dominique Joseph Mathieu, OFM Conv, archevêque de Téhéran-Ispahan, Iran (Franciscain conventuel)
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Archevêque Tarcisius Isao Kikuchi, SVD, archevêque métropolitain de Tokyo et président de Caritas Internationalis (Société du Verbe Divin/Verbistes)
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Archevêque László Német, SVD, archevêque métropolitain de Belgrade, Serbie (Société du Verbe Divin/Verbistes)
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Archevêque Jean-Paul Vesco, OP, archevêque métropolitain d'Alger, Algérie (Dominicain)
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Archevêque Vicente Bokalic Iglic, CM, archevêque de Santiago del Estero, Argentine (Congrégation de la Mission/Lazaristes)
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Évêque Mykola Bychok, CSSR, éparque de Saint-Pierre et Saint-Paul de Melbourne pour les Ukrainiens en Australie (Congrégation du Très-Saint-Rédempteur/Rédemptoristes). L'évêque Bychok est connu pour sa profonde dévotion envers la Sainte Mère, utilisant souvent symbolisme biblique des roses pour refléter son rôle dans le salut de l'humanité. Il a été un dirigeant actif au sein de la communauté ukrainienne, travaillant à promouvoir l'unité et la croissance spirituelle parmi les fidèles. Sous sa direction, l'éparchie a connu une augmentation des vocations sacerdotales et un sens renouvelé de la foi parmi ses membres.
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Père Timothy Radcliffe, OP, ancien maître général de l'Ordre des Prêcheurs et actuel assistant spirituel de la 16e Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques (Dominicain)
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Père Fabio Baggio, CS, sous-secrétaire de la section Migrants et réfugiés du Dicastère pour le service du développement humain intégral (Missionnaires de Saint-Charles Borromée/Scalabriniens)
Comme indiqué, les nouveaux cardinaux issus de communautés religieuses représentent près de la moitié de la nouvelle promotion et constituent le groupe de religieux le plus important choisi lors d'un consistoire au cours des près de 12 ans de pontificat du pape François. Le chiffre le plus proche remonte à 2019, lorsque huit des 13 nouveaux cardinaux étaient des religieux.
Au total, sur les 163 cardinaux créés lors des 10 consistoires de son pontificat, le pape François a choisi 55 religieux issus de plus de 20 communautés religieuses. Il a ainsi nommé en moyenne entre quatre et cinq religieux à chaque consistoire.
Huit cardinaux sont jésuites, dont le cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer, préfet émérite du Dicastère pour la doctrine de la foi, et deux figures marquantes du pontificat : le cardinal Jean-Claude Hollerich du Luxembourg, qui fut également rapporteur général du Synode sur la synodalité, et le cardinal Michael Czerny, préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral.
Six sont salésiens, dont le cardinal Charles Maung Bo de Yangon, au Myanmar, et le cardinal Cristóbal López Romero de Rabat, au Maroc. Les franciscains capucins comptent quatre membres, dont le cardinal Fridolin Ambongo Besungu de Kinshasa, en République démocratique du Congo, qui a dirigé l'opposition des évêques africains à Fiducia Supplicans, qui autorisait la bénédiction des couples de même sexe ; et le cardinal Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale de longue date.
Parmi les autres cardinaux notables de la liste figurent : le rédemptoriste Joseph William Tobin, archevêque métropolitain de Newark, dans le New Jersey ; le carme déchaux Anders Arborelius, évêque de Stockholm, en Suède, et converti au catholicisme ; le regretté missionnaire combonien Miguel Ángel Ayuso Guixot, l'un des plus grands experts du dialogue interreligieux, décédé fin novembre ; le missionnaire de la Consolata Giorgio Marengo, préfet apostolique d'Oulan-Bator, en Mongolie, l'un des plus jeunes membres du Collège des cardinaux ; et l'augustin né aux États-Unis Robert Prevost, préfet du Dicastère pour les évêques. Un autre cardinal notable est le théologien argentin et proche conseiller du pape François, le cardinal Fernández. Son inclusion sur la liste souligne l'accent mis par le pape sur un leadership progressiste et inclusif au sein de l'Église catholique. La diversité des parcours et des perspectives parmi ces nouveaux cardinaux reflète la nature mondiale de l'Église et l'engagement du pape à promouvoir le dialogue et la compréhension entre les différentes cultures et traditions.
Après le dernier consistoire, parmi les cardinaux vivants depuis le pontificat de saint Jean-Paul II, il y aura un total de 11 salésiens, neuf jésuites, cinq franciscains capucins, cinq frères mineurs, quatre dominicains, trois frères franciscains conventuels, deux spiritains, deux clarétains, deux missionnaires oblats de Marie-Immaculée, deux missionnaires d'Afrique (Pères blancs), deux rédemptoristes, deux membres de la Société du Verbe Divin (Verbites), et un membre de chacune des communautés suivantes : eudistes, pères de Schoenstatt, cisterciens, augustins récollets, Congrégation de Sainte-Croix, missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, carmes déchaux, sulpiciens, maronites mariamites, scalabriniens, légionnaires du Christ, missionnaires de la Consolata et augustins. Il y a également deux membres de l'Opus Dei.
Une question qui sera posée, bien sûr, est de savoir si les cardinaux appartenant à des communautés religieuses sont plus fortement représentés au sein du Collège des cardinaux sous le pape François que sous ses prédécesseurs immédiats.
Parmi les 140 cardinaux électeurs après la conclusion de ce dernier consistoire, il y a maintenant 35 cardinaux religieux, ce qui signifie qu'ils représentent près de 25% du corps total des électeurs. À titre de comparaison, en 2005, au moment du décès de Jean-Paul II, il y avait 117 cardinaux électeurs éligibles pour participer au conclave suivant (deux n'y ont finalement pas pris part). Parmi eux, 20 étaient des religieux, ce qui signifie qu'ils représentaient 17% des électeurs.
En 2013, il y avait 115 cardinaux électeurs éligibles pour participer à l'élection du successeur du pape Benoît XVI après sa démission. Il y avait 18 religieux parmi les électeurs, représentant 15,5% des votants. L'un d'eux, bien sûr, a été élu pape : le cardinal jésuite Jorge Mario Bergoglio, qui a pris le nom de François.
Cet article est basé sur un histoire publié initialement par ACI Stampa, partenaire d'information en langue italienne de CNA, et a été traduit et adapté par CNA.
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