Qui étaient les bergers dans l'histoire de la Nativité?




  • Les bergers de l’ancienne Judée étaient humbles et peu confiants, mais Dieu les a choisis pour annoncer la naissance du Christ, montrant la préférence divine pour les humbles. (Aranoff, 2014, p. 36)
  • La vie des bergers les préparait spirituellement; leur solitude et leur sollicitude pour les moutons ont nourri des cœurs prêts à recevoir le message de Dieu avec foi. (Aranoff, 2014, p. 36)
  • L’évangile de Luc raconte comment les anges sont apparus aux bergers, proclamant la naissance de Jésus, incitant les bergers à visiter Bethléem et à diffuser ensuite la nouvelle avec joie.
  • Les premiers Pères de l'Église voyaient les bergers comme des modèles de foi, prompts à croire et à partager la nouvelle du Christ, symbolisant la vigilance spirituelle et l'humilité.
Cette entrée fait partie 29 de 42 dans la série Noël en tant que chrétien

Qui étaient les bergers dans l'histoire de Noël?

Historiquement, les bergers de Judée du premier siècle occupaient une place modeste dans la société. Ils étaient souvent considérés avec suspicion, considérés comme indignes de confiance et même impurs par les normes religieuses. Pourtant, c'est à ces travailleurs marginalisés que Dieu a choisi de révéler les plus grandes nouvelles de l'histoire humaine. (Aranoff, 2014, p. 36)

Nous devons comprendre que le berger n'était pas seulement une occupation, un mode de vie. Ces hommes vivaient avec leurs troupeaux, les protégeant des prédateurs et des voleurs, les conduisant au pâturage et à l'eau. Leur existence était celle de la vigilance, du sacrifice et d'un lien profond avec le monde naturel que Dieu a créé.

Sur le plan psychologique, nous pouvons voir comment le mode de vie des bergers les a préparés à cette rencontre divine. Leur solitude dans les champs fournissait amplement de temps pour la contemplation et la réflexion spirituelle. Leur attention constante pour les créatures vulnérables a cultivé des cœurs de compassion et d'altruisme. (Aranoff, 2014, p. 36)

Ces bergers particuliers ont peut-être entretenu des troupeaux destinés aux sacrifices du Temple à Jérusalem voisine. Si c'est le cas, il y a une belle symétrie dans le fait qu'ils soient les premiers à saluer l'Agneau de Dieu qui deviendrait le sacrifice final pour toute l'humanité.

N’oublions pas que de grandes figures de l’histoire du salut – Abraham, Moïse, David – étaient tous bergers à un moment donné. En choisissant les bergers comme premiers témoins de la naissance du Christ, Dieu a affirmé la dignité de cette ancienne profession et sa signification spirituelle. (Aranoff, 2014, p. 36)

Nous voyons donc que ces bergers, bien qu'apparemment insignifiants aux yeux du monde, étaient idéalement adaptés à la fois par les circonstances et le caractère pour recevoir la proclamation angélique. Leurs cœurs ouverts et leurs esprits humbles leur ont permis d'accepter facilement les nouvelles miraculeuses et de rechercher avec empressement le roi nouveau-né.

Chez les bergers, nous trouvons un modèle de réceptivité et de foi enfantine auquel tous les croyants sont appelés. Puissions-nous, comme eux, être toujours attentifs à la voix de Dieu dans nos vies, prêts à répondre avec joie et émerveillement au miracle en cours d’Emmanuel – Dieu avec nous.

Que dit la Bible sur les bergers à la naissance de Jésus?

L’Évangile de Luc nous fournit un récit beau et détaillé du rôle des bergers dans l’histoire de la Nativité. Examinons ce texte sacré avec une compréhension historique et une perspicacité spirituelle.

Luc nous dit qu'il y avait des bergers vivant dans les champs près de Bethléem, veillant sur leurs troupeaux la nuit. Cette simple déclaration révèle beaucoup de choses sur le cadre. C'était probablement le printemps, comme les bergers seraient dans les champs avec des agneaux nouveau-nés. La veille de nuit suggère leur dévouement et les dangers constants auxquels font face leurs troupeaux. (Wildsmith, 1989)

Soudain, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur brilla autour d'eux. Nous pouvons imaginer la peur et la crainte qui ont dû s'emparer de ces hommes simples face à une manifestation aussi divine. Pourtant, les premiers mots de l’ange étaient réconfortants: «Ne craignez rien.» Combien de fois, dans les Écritures, voyons-nous des messagers célestes commencer par cette assurance, reconnaissant notre fragilité humaine tout en nous appelant au courage. (Brown et al., 1986)

L'ange annonce alors la bonne nouvelle d'une grande joie: la naissance d'un Sauveur, le Christ Seigneur. Les bergers reçoivent un signe: Ils trouveront un bébé enveloppé dans des vêtements chevauchants et couché dans une mangeoire. Ici, nous voyons la sagesse de Dieu en fournissant à la fois le mystère et des preuves concrètes, engageant à la fois la foi et la raison. (Marmon, 2009)

Luc décrit ensuite l’apparition d’une multitude d’hôtes célestes, louant Dieu et disant: «Gloire à Dieu au plus haut niveau et paix sur la terre, bonne volonté envers les hommes». Ce chœur cosmique souligne la signification universelle de la naissance du Christ, reliant le ciel et la terre. (Brown et al., 1986)

Après cette expérience incroyable, les bergers répondent par une action immédiate. Ils se disent l’un à l’autre: «Allons à Bethléem et voyons ce qui s’est passé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.» Leur foi se manifeste par leur empressement à vérifier et à témoigner eux-mêmes du miracle. (Marmon, 2009)

En trouvant Marie, Joseph et l'enfant Jésus, les bergers ont partagé leur histoire, stupéfiant tous ceux qui l'ont entendue. Luc nous dit que Marie chérissait ces choses et les méditait dans son cœur, nous donnant un aperçu de l’impact puissant du témoignage des bergers. (Wildsmith, 1989)

Enfin, on nous dit que les bergers sont retournés dans leurs troupeaux, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu. Ils sont devenus les premiers évangélistes, partageant avec d’autres la bonne nouvelle de la naissance du Christ. (Marmon, 2009)

Dans ce récit, nous voyons comment Dieu a utilisé ces humbles bergers comme instruments de sa révélation, leur confiant un rôle central dans l'histoire de Noël. Leur expérience nous rappelle que Dieu travaille souvent à travers les humbles et inattendus pour accomplir ses desseins, nous invitant tous à être attentifs à sa présence dans nos vies.

Pourquoi Dieu a-t-il choisi les bergers comme premiers témoins?

En contemplant pourquoi notre Seigneur a choisi les bergers comme premiers témoins de la naissance du Christ, nous découvrons de puissantes vérités sur la nature de Dieu et son plan pour l’humanité. Explorons cette question avec le contexte historique et le discernement spirituel.

Nous devons reconnaître la signification symbolique des bergers dans la tradition biblique. Tout au long de l'Ancien Testament, Dieu est souvent représenté prenant tendrement soin de Son troupeau. De grands dirigeants comme Moïse et David étaient des bergers avant d’être appelés à guider le peuple de Dieu. En choisissant les bergers comme premiers témoins, Dieu crée une belle continuité avec cette imagerie, montrant Jésus comme le Bon Pasteur ultime qui donnerait sa vie pour ses brebis. (Aranoff, 2014, p. 36)

Historiquement, les bergers du premier siècle de Judée étaient parmi les classes sociales les plus basses. Ils étaient souvent considérés avec suspicion, considérés comme impurs par les normes religieuses, et leur témoignage n'était même pas admissible devant les tribunaux. En révélant les plus grandes nouvelles de l'histoire à ces travailleurs marginalisés, Dieu démontre Sa préférence pour les humbles et Son désir d'élever les humbles. Ce choix remet en question les hiérarchies sociétales et préfigure le ministère du Christ auprès des exclus et des pécheurs. (Aranoff, 2014, p. 36)

Psychologiquement, nous pouvons voir comment le mode de vie des bergers les a préparés à cette rencontre divine. Leur existence solitaire dans les champs a fourni amplement de temps pour la contemplation et la réflexion spirituelle. Leur vigilance constante et leurs soins pour les créatures vulnérables ont cultivé des cœurs de compassion et d'altruisme. Ces qualités les rendaient réceptifs au miraculeux et disposés à répondre avec une foi enfantine. (Aranoff, 2014, p. 36)

La réponse rapide et joyeuse des bergers au message angélique sert de modèle à tous les croyants. Ils n'ont pas hésité ou douté immédiatement sont allés chercher l'enfant Christ. Leur empressement à partager la bonne nouvelle par la suite démontre l’élan évangélique naturel qui découle d’une véritable rencontre avec la grâce de Dieu. (Marmon, 2009)

Nous devons également considérer les aspects pratiques du choix de Dieu. L’annonce par les bergers de la naissance du Christ aux habitants de Bethléem a permis de corroborer les événements entourant la naissance de Jésus. Leur témoignage se serait propagé rapidement à travers la ville, préparant la voie à la visite ultérieure des mages et protégeant potentiellement la Sainte Famille contre les soupçons ou les dangers indus.

Le choix des bergers en tant que premiers témoins illustre magnifiquement les valeurs du royaume de Dieu à l’envers. Cela nous rappelle que la sagesse divine confond souvent les attentes humaines. Chez les bergers, nous voyons que la grâce de Dieu n’est pas gagnée par le statut social, la pureté religieuse ou l’accomplissement intellectuel qui est donné librement à ceux qui ont un cœur ouvert et réceptif.

En ce Noël, puissions-nous cultiver les qualités d’humilité, d’attention et d’obéissance prompte des bergers. Soyons toujours attentifs à la voix de Dieu dans nos vies, prêts à répondre avec joie et émerveillement au miracle en cours d’Emmanuel – Dieu avec nous.

Qu'a dit l'ange aux bergers?

Les premiers mots de l’ange étaient «Ne crains rien». Cette phrase simple mais puissante apparaît fréquemment lorsque des êtres célestes rencontrent des humains dans les Écritures. Il reconnaît notre réponse humaine naturelle au surnaturel tout en nous appelant au courage et à l'ouverture. En s’attaquant à la peur des bergers, l’ange leur crée un espace pour recevoir les nouvelles miraculeuses qui suivent. (Brown et al., 1986)

L’ange déclare alors: «Voici, je vous apporte de bonnes nouvelles d’une grande joie qui seront pour tous les peuples.» Cette déclaration est révolutionnaire dans sa portée. La joie annoncée ne se limite pas à quelques privilégiés est destinée à tous. Nous voyons ici l’amour universel de Dieu et la nature inclusive de son plan de salut. (Marmon, 2009)

Vient ensuite le cœur du message: « Car aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur, vous est né. » Chaque parole porte ici un poids théologique immense. «Unto you» personnalise le don du Christ. «Ce jour» met l’accent sur la réalité immédiate et historique de l’incarnation. «Dans la ville de David» relie Jésus aux prophéties messianiques. «Un Sauveur» révèle sa mission de rédemption de l’humanité. «Christ» l’identifie comme le Messie tant attendu, tandis que «Seigneur» affirme sa nature divine. (Wildsmith, 1989)

L'ange fournit alors un signe: «Et ceci sera pour vous un signe; Vous trouverez le bébé enveloppé dans des vêtements enroulés, couché dans une mangeoire.» Ce détail sert à de multiples fins. Il donne aux bergers un moyen d’identifier l’enfant, démontrant le désir de Dieu de fournir des preuves de la foi. Il établit également immédiatement les humbles circonstances de la naissance du Christ, préfigurant un ministère qui remettrait en question les notions mondaines de pouvoir et de royauté. (Wildsmith, 1989)

Psychologiquement, nous pouvons apprécier comment ce message angélique a été parfaitement conçu pour résonner avec son public. Les bergers, habitués à s'occuper des agneaux vulnérables, auraient été émus par l'image d'un nouveau-né ayant besoin de protection. Le cadre modeste d'une mangeoire leur aurait été familier et accessible, plutôt qu'intimidant.

Historiquement, nous savons que Bethléem était connue comme la ville de David, et l’on s’attendait à ce que le Messie vienne de la lignée de David. En mentionnant spécifiquement cet endroit, l’ange puise dans la compréhension culturelle et les espoirs messianiques des bergers.

Cette annonce céleste aux bergers sert de beau modèle d'évangélisation. Il aborde les peurs, annonce la joie, proclame la vérité fondamentale du salut, fournit des preuves à l'appui et invite à une réponse. En contemplant les paroles de l’ange, puissions-nous nous aussi être les messagers de cette bonne nouvelle, en partageant l’amour de Dieu et l’espérance du Christ avec tout ce que nous rencontrons.

Combien d'anges sont apparus aux bergers?

Le récit de Luc commence par un seul ange apparaissant aux bergers. Ce messager céleste, probablement l’archange Gabriel qui était apparu plus tôt à Marie, vient avec la proclamation initiale de la naissance du Christ. Le texte nous dit que «la gloire du Seigneur brillait autour d’eux», ce qui indique une manifestation visible de la présence de Dieu accompagnant ce héraut angélique. (Brown et al., 1986)

Après avoir livré la joyeuse nouvelle et fourni le signe du bébé dans la crèche, Luke décrit alors une scène magnifique: «Soudain, il y avait avec l’ange une multitude de l’armée céleste louant Dieu.» Le mot grec utilisé pour «multitude» (plethos) suggère un nombre vaste et incalculable. Ce chœur céleste s’unit pour glorifier Dieu, en disant: «Gloire à Dieu au plus haut niveau et paix sur la terre, bonne volonté envers les hommes» (Brown et al., 1986).

Donc, pour répondre directement à la question, l'Écriture parle d'un ange annonciateur primaire, suivi d'une grande multitude d'anges. Le nombre exact n'est pas spécifié, soulignant plutôt la nature écrasante de ce rassemblement céleste.

Historiquement, cette multitude angélique rappelle le conseil divin ou l'hostie céleste mentionné dans d'autres passages bibliques. Leur apparition aux humbles bergers est particulièrement importante, car de telles visions étaient généralement associées à des prophètes ou à des dirigeants. Cela souligne le caractère révolutionnaire de la révélation de Dieu dans le Christ, en brisant les barrières entre le ciel et la terre, entre le divin et le mondain.

Psychologiquement, nous pouvons imaginer l'impact puissant que cette manifestation divine croissante aurait eu sur les bergers. La crainte initiale de l’apparition de l’ange unique aurait laissé place à l’admiration et à l’émerveillement devant la vue et le son du chœur céleste. Cette expérience a probablement cimenté la réalité et l'importance du message dans leur esprit, les poussant à une action immédiate.

La progression d'un ange à plusieurs porte également une signification théologique. Il passe d’une annonce personnelle à une célébration cosmique, en mettant l’accent à la fois sur les implications individuelles et universelles de la naissance du Christ. L'ange unique parle directement aux bergers, Bien que la multitude loue Dieu, modélisant la réponse appropriée à l'Incarnation pour toute la création.

Dans nos vies spirituelles, nous pouvons nous inspirer de ce récit. Comme les bergers, nous pouvons d'abord rencontrer Dieu d'une manière personnelle, peut-être subtile. Mais lorsque nous répondons dans la foi, nous pouvons nous retrouver entraînés dans une plus grande réalisation de la gloire de Dieu et de la signification cosmique de notre salut.

Quel était le message des anges à la naissance de Jésus?

Un ange du Seigneur apparut soudainement devant ces hommes simples, causant sans doute une grande peur et un grand émerveillement. Mais le messager céleste a prononcé des paroles de réconfort et de joie: «N’ayez pas peur. Je vous apporte de bonnes nouvelles qui apporteront une grande joie à tout le peuple. Aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur vous est né; il est le Messie, le Seigneur» (Luc 2:10-11). (Koester, 2014, p. 256)

Quelle signification puissante est contenue dans cette brève proclamation! nous voyons la tendre préoccupation de Dieu pour l’humanité: «N’ayez pas peur». Notre Père aimant connaît nos faiblesses et nos peurs. Il cherche à nous rassurer de sa présence et de ses soins, alors même qu'il révèle sa gloire.

Vient ensuite l’essence de l’Évangile, une bonne nouvelle d’une grande joie. Pas seulement pour quelques-uns pour toutes les personnes. Le Messie tant attendu était enfin venu! Les espoirs et les aspirations des générations s'accomplissaient à ce moment-là.

Remarquez à quel point ce message est personnel – «né pour vous». Bien que Jésus soit venu pour tous, Il est venu pour chacun individuellement. Chaque âme est précieuse aux yeux de Dieu.

L'ange donne trois titres cruciaux: Sauveur, Messie et Seigneur. Jésus est celui qui nous sauve du péché et de la mort. Il est l'Oint promis par les prophètes. Et Il est le Seigneur divin, digne de notre adoration et de notre obéissance.

Pour confirmer cette nouvelle étonnante, l'ange a fourni un signe: «Vous trouverez un bébé enveloppé dans des vêtements et couché dans une crèche» (Luc 2:12). Quel paradoxe – le roi des rois se trouvait dans les circonstances les plus humbles!

Soudain, une grande troupe d'anges apparut, louant Dieu et disant: « Gloire à Dieu dans les cieux les plus élevés et paix sur la terre à ceux sur qui repose sa faveur » (Luc 2:14). Le ciel et la terre se sont unis pour célébrer l’Incarnation, Dieu devenant homme pour nous réconcilier avec Lui-même.

Tel était le merveilleux message proclamé en cette nuit sainte – un message d’espérance, de joie et de paix qui retentit encore dans nos cœurs aujourd’hui.

Comment les bergers ont-ils réagi à l’annonce des anges?

L’Évangile de Luc nous dit qu’après le départ des anges, les bergers se disaient l’un à l’autre: «Allons à Bethléem et voyons ce qui s’est passé, dont le Seigneur nous a parlé» (Luc 2:15). (Koester, 2014, p. 256) Remarquez leur volonté immédiate d’agir sur le message qu’ils avaient reçu. Il n'y a eu aucune hésitation, aucun doute, aucun débat. Ils ont simplement cru et obéi.

Cette volonté de répondre à la parole de Dieu est un modèle pour nous tous. Combien de fois entendons-nous les incitations du Saint-Esprit, mais hésitons-nous ou faisons-nous des excuses? Les bergers nous enseignent que la vraie foi est active, pas passive. Cela nous pousse à «aller voir» par nous-mêmes les merveilles que Dieu a préparées.

Le texte poursuit en disant: «Alors ils se sont précipités et ont trouvé Marie et Joseph, et le bébé, qui était couché dans la crèche» (Luc 2:16). Encore une fois, nous voyons leur sentiment d'urgence. Ils n’ont pas tardé à «se précipiter» pour trouver l’enfant Christ. Quand Dieu se révèle, la réponse appropriée est l'anticipation avide et la recherche de tout cœur.

En trouvant la Sainte Famille, comme l'ange l'avait dit, "ils répandirent la parole sur ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant, et tous ceux qui l'entendirent furent étonnés de ce que les bergers leur disaient" (Luc 2:17-18). Ici, nous voyons le débordement naturel de leur rencontre avec le divin. Ils ne pouvaient garder le silence sur ce qu'ils avaient vu et entendu devenir les premiers évangélistes de l'Évangile.

Enfin, Luc nous dit: «Les bergers sont revenus, glorifiant et louant Dieu pour toutes les choses qu'ils avaient entendues et vues, qui étaient exactement comme on leur avait dit» (Luc 2:20). Leurs cœurs étaient remplis de joie et d'adoration. Ils avaient personnellement fait l'expérience de la fidélité de Dieu dans l'accomplissement de ses promesses.

Dans tout cela, nous voyons un beau modèle de croissance spirituelle: écouter la parole de Dieu, la croire, agir sur elle, témoigner aux autres et revenir à la louange de Dieu. Puissions-nous, comme ces simples bergers, cultiver de tels cœurs ouverts et sensibles à la révélation continue de Dieu dans nos vies.

Que s'est-il passé quand les bergers sont allés à Bethléem?

On nous dit que les bergers «ont trouvé Marie et Joseph, et le bébé, qui était couché dans la crèche» (Luc 2:16). (Koester, 2014, p. 256) Imaginez la scène – une humble écurie, peut-être une grotte utilisée pour abriter des animaux. Là, au milieu de l'environnement le plus simple, se trouvait le Roi des Rois, le Messie tant attendu. Les bergers ont tout trouvé exactement comme l'ange l'avait décrit. Quelle confirmation de leur foi!

En ce moment, nous voyons la belle réalisation des promesses de Dieu. Celui prédit par les prophètes était enfin venu, non pas dans la splendeur royale dans la plus grande humilité. Les bergers, représentant les pauvres et les humbles d'Israël, furent les premiers à rendre hommage au Sauveur nouveau-né. Quel puissant rappel que les voies de Dieu ne sont pas les nôtres et qu’il choisit souvent l’inattendu pour accomplir ses desseins.

Le texte poursuit en disant: «Quand ils l'ont vu, ils ont fait connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant» (Luc 2:17). Nous ne pouvons qu'imaginer la joie et l'excitation avec lesquelles ils ont partagé leur expérience incroyable. Ces hommes simples sont devenus les premiers évangélistes, annonçant la bonne nouvelle de la naissance du Messie à tous ceux qui voulaient l’écouter.

Luc nous dit que «tous ceux qui l'ont entendu ont été étonnés de ce que les bergers leur ont dit» (Luc 2:18). Le mot grec utilisé ici, á1⁄4Î ̧αÏÇÎ1⁄4ασαÎ1⁄2 (ethaumasan), véhicule un sentiment d'émerveillement, d'étonnement et même de perplexité. Le témoignage des bergers a remis en question les attentes des gens et a remué leur cœur pour qu’ils considèrent les merveilleuses œuvres de Dieu.

Au milieu de tout cela, on nous donne un aperçu précieux de la vie intérieure de la Sainte Vierge: «Mais Marie chérissait toutes ces choses et les méditait dans son cœur» (Luc 2:19). Notre-Dame nous montre une réponse contemplative aux mystères de Dieu, en réfléchissant profondément à sa parole et à ses œuvres.

Enfin, Luc rapporte que «les bergers sont revenus, glorifiant et louant Dieu pour toutes les choses qu'ils avaient entendues et vues, qui étaient exactement comme on leur avait dit» (Luc 2:20). Leur rencontre avec l'enfant Christ les avait transformés. Ils retournèrent dans leurs champs comme des hommes changés, leurs cœurs débordant de louanges et d'actions de grâces.

Dans tout cela, nous voyons comment Dieu a utilisé ces humbles bergers pour authentifier le message angélique et répandre la joyeuse nouvelle de la naissance du Sauveur. Leur foi simple et leur obéissance ont joué un rôle crucial dans le drame de notre salut.

Quelles leçons spirituelles pouvons-nous tirer de l’histoire des bergers?

Le récit des bergers à la naissance du Christ est riche d’idées spirituelles qui peuvent nous guider et nous inspirer dans nos propres voyages de foi. Réfléchissons à quelques-unes des puissantes leçons que nous pouvons tirer de leur expérience.

Nous voyons dans les bergers un modèle d’attention à la voix de Dieu. Au milieu de leur travail ordinaire, ils étaient ouverts à l'extraordinaire. À quelle fréquence, dans l’agitation de notre vie quotidienne, ne remarquons-nous pas la présence de Dieu ou n’entendons-nous pas son appel? Les bergers nous rappellent de cultiver un esprit de vigilance et de réceptivité aux rencontres divines.

Leur réponse immédiate au message angélique démontre l’importance de l’obéissance à la parole de Dieu. Ils n'ont pas hésité ou fait des excuses ont agi rapidement sur ce qu'ils avaient entendu. Dans notre propre vie, à quelle vitesse répondons-nous lorsque Dieu nous incite à agir? Les bergers nous mettent au défi de passer de l'ouïe à l'action, de la foi aux œuvres.

Les bergers nous enseignent la joie de chercher le Christ. Ils «se sont précipités» pour trouver l’enfant Jésus, remplis d’impatience. Approchons-nous notre vie spirituelle avec le même enthousiasme? Cherchons-nous Jésus avec urgence et attente dans la prière, dans l'Écriture, dans les sacrements?

Nous apprenons des bergers sur le débordement naturel de la rencontre authentique avec Dieu. Après avoir vu l’enfant Christ, ils n’ont pu s’empêcher de partager la bonne nouvelle avec les autres. La foi authentique conduit toujours au témoignage. Si nous avons vraiment fait l'expérience de l'amour et de la miséricorde de Dieu en Christ, comment pouvons-nous garder le silence?

L’histoire des bergers met en évidence l’option préférentielle de Dieu pour les pauvres et les marginalisés. Ces hommes simples, souvent méprisés dans la société, ont été choisis pour recevoir la glorieuse annonce de la naissance du Messie. Cela nous rappelle que Dieu se révèle souvent le plus clairement aux humbles et aux humbles de cœur.

Nous voyons dans les bergers un bel exemple de foi cherchant la compréhension. Ils crurent au message angélique, allèrent voir par eux-mêmes, et trouvèrent tout comme on leur avait dit. Ce cycle de révélation, de foi et de confirmation peut renforcer notre propre confiance dans les promesses de Dieu.

Enfin, les bergers sont retournés dans leurs champs « glorifiant et louant Dieu » (Luc 2:20). (Koester, 2014, p. 256) Leur rencontre avec le Christ a transformé leur point de vue sur leur vie ordinaire. Chaque aspect de la vie est devenu une occasion d'adoration. Pouvons-nous en dire autant de nos routines quotidiennes?

De toutes ces manières, les simples bergers de Bethléem continuent d'être nos maîtres à l'école de la foi. Que leur exemple nous inspire plus d'attention, d'obéissance, de joie, de témoignage, d'humilité, de confiance et de louange dans notre propre marche avec le Seigneur.

Qu’ont enseigné les premiers Pères de l’Église sur les bergers à la naissance du Christ?

Saint Ambroise de Milan, dans son commentaire sur l’Évangile de Luc, voyait dans les bergers une représentation des pasteurs de l’Église. Il a écrit: «Remarquez que les bergers veillaient. Car les bons bergers veillent avec diligence sur leur troupeau. Ils veillent de nuit pour se prémunir contre les attaques des bêtes sauvages et les embuscades secrètes des voleurs.» Ambrose voyait la vigilance des bergers comme un modèle pour les chefs spirituels, toujours vigilants pour protéger et guider leurs troupeaux.

Saint Grégoire le Grand a établi un parallèle entre les bergers observant leurs troupeaux et la vigilance intérieure requise de tous les croyants. Il a enseigné: «Qu'est-ce que cela signifie que les bergers veillaient, sinon qu'ils gardaient leurs pensées avec un soin anxieux, de peur qu'elles ne soient souillées par une impureté quelconque?» Grégoire nous invite donc à voir dans les bergers un exemple de vigilance spirituelle.

Saint Cyrille d’Alexandrie a souligné le rôle des bergers en tant que premiers évangélistes. Il a écrit: «Ils sont devenus évangélistes, car comment pouvons-nous appeler ceux qui ont été les premiers à prêcher le Christ?» Cyril a vu dans les bergers un modèle pour tous les croyants afin de partager la bonne nouvelle de la venue du Christ.

Plusieurs Pères de l’Église, dont saint Jean Chrysostome, ont souligné l’importance pour les bergers d’être les premiers à recevoir la nouvelle de la naissance du Christ. Ils y voyaient un accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament sur le Messie en tant que Bon Pasteur, et une préfiguration du ministère du Christ auprès des pauvres et des marginalisés.

Saint Bède le Vénérable attire l’attention sur l’obéissance immédiate des bergers. Il a écrit: «Les bergers se hâtent de voir le Christ, car personne ne trouve le Christ en dormant en le cherchant avec empressement.» Bède nous encourage donc à imiter la réponse avide des bergers à la révélation de Dieu.

Saint Augustin d'Hippone a vu dans les bergers une représentation du peuple juif, à qui le message du salut est venu en premier. Il a écrit: «Les bergers étaient juifs; Augustin nous rappelle ainsi la continuité entre l’alliance de Dieu avec Israël et la nouvelle alliance dans le Christ.

Origène d’Alexandrie a trouvé une signification symbolique dans l’occupation des bergers. Il a enseigné que, tout comme les bergers s'occupent d'animaux irrationnels, le Christ en est venu à s'occuper de l'humanité pécheresse, souvent comparée à des brebis égarées.

Ces interprétations variées des Pères de l’Église démontrent la richesse et la profondeur qu’ils ont trouvées dans l’histoire des bergers. Ils ont vu dans ces hommes simples non seulement des figures historiques, mais aussi des types et des exemples pour tous les croyants. Que leurs idées nous inspirent à aborder le récit familier de Noël avec des yeux neufs et un cœur ouvert, en cherchant toujours à nous rapprocher de l'enfant Christ né à Bethléem.

En savoir plus sur Christian Pure

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Partager sur...