Les Témoins de Jéhovah peuvent-ils consommer de l'alcool avec modération ?




  • Les Témoins de Jéhovah autorisent une consommation modérée d’alcool, mais condamnent fermement l’ivresse comme un péché grave.
  • La Bible n’interdit pas de boire de l’alcool ; elle souligne la modération tout en mettant en garde contre les excès et leurs dangers.
  • La modération se définit par la responsabilité personnelle, en évitant tout niveau d’altération du jugement et de la capacité de réflexion.
  • Des situations spécifiques, comme les restrictions légales, les problèmes de sécurité et le risque de faire trébucher autrui, peuvent exiger une abstinence totale d’alcool.
Cet article est la 21e partie sur 38 de la série Comprendre les Témoins de Jéhovah

Les Témoins de Jéhovah peuvent-ils boire de l’alcool ? Un guide pour les amis chrétiens

Bonjour les amis ! Vous êtes-vous déjà interrogés sur nos voisins, les Témoins de Jéhovah, et sur ce qu’ils croient concernant des sujets comme la consommation d’alcool ? C’est une excellente question ! Parfois, différentes églises ont des points de vue différents, et il est bon de se comprendre avec amour et respect. Explorons ensemble ce que les Témoins de Jéhovah enseignent, en nous basant sur leurs propres documents et sur la Bible à laquelle ils sont attachés. Nous examinerons 10 questions courantes pour obtenir une image claire, en nous rappelant toujours que Dieu désire que nous menions une vie qui L’honore.

Quel est l’enseignement officiel des Témoins de Jéhovah concernant la consommation d’alcool ?

Commençons par une bonne nouvelle ! Les Témoins de Jéhovah croient que boire de l’alcool n’est pas automatiquement mal ou pécheur. Leur point de vue officiel, que l’on retrouve systématiquement dans leurs écrits, est que profiter de boissons alcoolisées in moderation est parfaitement acceptable pour les chrétiens.¹ Ce message clair se retrouve maintes et maintes fois dans leurs publications officielles, des conseils aux adolescents aux articles d’étude pour tous les membres, montrant à quel point cet enseignement est central pour eux.¹ Il reflète une position mûrement réfléchie basée sur leur compréhension des Écritures.

Ils considèrent le vin, par exemple, comme l’un des nombreux bons cadeaux de Dieu, quelque chose qui peut apporter de la joie à la vie, comme le dit la Bible en Psaume 104:15.² Ce verset est fréquemment cité dans leur littérature pour montrer que Dieu a prévu que les humains profitent de telles dispositions.³ Ils associent soigneusement cette idée à des avertissements fermes concernant les dangers potentiels d’une mauvaise utilisation.

Mais ils tracent une ligne très claire : si une consommation modérée est acceptable, drunkenness est fermement condamnée comme étant mauvaise et nuisible.¹ L’ivresse est considérée comme une offense grave contre les normes de Dieu.³ Leurs enseignements interdisent systématiquement l’ivresse et mettent en garde contre les nombreux problèmes qu’elle peut causer, tant physiquement que spirituellement.⁷ Cet équilibre – autoriser la modération tout en interdisant l’excès – est la pierre angulaire de leur position officielle sur l’alcool, visant à fournir des conseils clairs et fondés sur la Bible aux membres du monde entier.⁹

Les Témoins de Jéhovah croient-ils que la Bible interdit de boire de l’alcool ?

Tournons-nous vers la Bible, tout comme eux ! Les Témoins de Jéhovah enseignent que la Bible does not n’interdit pas de boire de l’alcool.² Ils croient fermement qu’une interdiction totale de l’alcool n’est pas soutenue par les Écritures.³

Ils soulignent que la Bible mentionne des hommes et des femmes fidèles du passé qui buvaient des boissons alcoolisées, indiquant que la consommation elle-même n’était pas considérée comme intrinsèquement pécheresse à l’époque biblique.⁵ Un exemple clé qu’ils mettent souvent en avant est Jésus-Christ lui-même. Ils notent que Jésus a bu du vin pendant son ministère terrestre.³ Son tout premier miracle enregistré a consisté à transformer de l’eau en une grande quantité de « bon vin » lors d’un festin de mariage à Cana.³ Pour les Témoins de Jéhovah, cet acte est majeur, perçu comme un cadeau généreux et une approbation implicite par Jésus de l’usage approprié et festif du vin.⁷ Cet exemple est crucial dans leur argument contre l’interdiction totale, enracinant leur autorisation de la consommation modérée dans les actions du Christ lui-même.

Les Témoins de Jéhovah mettent également l’accent sur les Écritures qui décrivent le vin de manière positive. Ils citent fréquemment le Psaume 104:14, 15, qui parle de Dieu fournissant « du vin qui réjouit le cœur de l’homme mortel ».² Ceci est interprété comme la preuve que l’alcool est l’une des dispositions de Dieu destinées au plaisir humain.³ Ils pointent également vers Ecclésiaste 9:7, qui encourage à manger et à boire du vin « avec un bon cœur » en récompense des bonnes œuvres.² La Bible reconnaît l’usage médicinal du vin, comme le conseil de Paul à Timothée de prendre « un peu de vin » pour ses problèmes d’estomac.²

Alors, quel est inclut qu’est-ce que la Bible interdit, selon eux ? L’interdiction porte directement sur excess. La Bible condamne clairement getting drunk et la consommation excessive (l’abus).² Leur compréhension est que la Parole de Dieu permet une consommation modérée mais met strictement en garde contre le péché de l’ivresse et ses conséquences néfastes.³

Quels versets bibliques façonnent le point de vue des Témoins de Jéhovah sur l’alcool ?

Les Témoins de Jéhovah s’appuient fortement sur la Parole de Dieu pour guider leur vie dans tous les domaines, y compris la consommation d’alcool. Leur point de vue équilibré – autoriser la modération tout en condamnant l’ivresse – est construit sur une sélection spécifique d’Écritures clés qu’ils citent fréquemment ensemble.

Versets soutenant une consommation modérée (considérée comme un cadeau de Dieu) :

  • Psaume 104:14, 15 : Ce passage est systématiquement utilisé pour montrer Dieu comme le pourvoyeur de cadeaux qui apportent de la joie, y compris « du vin qui réjouit le cœur de l’homme mortel ». Il étaye leur vision de l’alcool comme une bénédiction potentielle lorsqu’il est utilisé correctement.²
  • Ecclésiaste 9:7 : Ce verset lie le fait de manger et de boire du vin « avec un bon cœur » à l’approbation de Dieu pour les œuvres de quelqu’un, suggérant qu’une consommation modérée est compatible avec une vie pieuse.²
  • 1 Timothée 5:23 : Le conseil de Paul à Timothée d’utiliser « un peu de vin » à des fins médicinales est considéré comme la preuve que la consommation de vin elle-même n’est pas interdite et peut être bénéfique.²
  • Jean 2:1-11 : Le miracle à Cana, où Jésus a transformé l’eau en vin, est présenté comme un exemple clair de Jésus approuvant l’usage du vin dans un contexte social et festif.³

Versets mettant en garde contre l’excès et l’ivresse :

  • Proverbes 20:1 : « Le vin est moqueur, les boissons alcoolisées sont agitées, et quiconque s’égare par elles n’est pas sage. » Ce verset est utilisé pour souligner les dangers inhérents et la folie associés à la perte de contrôle due à l’alcool.²
  • Proverbes 23:20, 21 : Ce passage met directement en garde contre le fait de fréquenter les « gros buveurs de vin » et lie l’ivresse à la pauvreté et à des résultats négatifs.² Il conseille également de choisir judicieusement ses fréquentations.¹
  • Proverbes 23:29-35 : Cette section décrit de manière vivante les conséquences négatives d’une consommation excessive – « malheur », « chagrin », « querelles », jugement altéré et dommages physiques – servant d’avertissement graphique.³
  • Ésaïe 5:11, 12 : Prononce un « malheur » sur ceux qui sont préoccupés par la boisson, déclarant qu’ils ignorent les œuvres de Dieu. Cela relie la consommation excessive à la négligence spirituelle.²
  • Osée 4:11 : Déclare que « le vin et le vin doux sont ce qui enlève le bon motif », avertissant que l’alcool peut altérer le jugement moral et le désir de bien faire.³
  • 1 Corinthiens 6:9, 10 : Crucialement, ce passage liste les « ivrognes » parmi ceux qui « n’hériteront pas du royaume de Dieu », démontrant les graves conséquences spirituelles de l’ivresse non repentie.²
  • Galates 5:19-21 : Inclut de même « l’ivresse, les orgies » parmi les « œuvres de la chair » qui excluent du Royaume de Dieu, renforçant la vision de l’ivresse comme un péché grave.⁶
  • Éphésiens 5:18 : Ce verset contraste directement le fait d’être « ivre de vin, dans lequel il y a de la débauche » avec le fait d’être « rempli d’esprit », exhortant à la plénitude spirituelle plutôt qu’à l’excès alcoolique.²
  • 1 Pierre 4:3 : Met en garde les chrétiens contre le fait de s’engager dans les « excès avec le vin, les orgies, les beuveries » caractéristiques de leur ancienne façon de vivre.⁶

En présentant systématiquement ces deux ensembles d’Écritures, les Témoins de Jéhovah construisent leur position : l’alcool est permis en tant que cadeau, mais son abus menant à l’ivresse est un péché condamné par la Bible avec de graves conséquences.² Cet équilibre scriptural leur permet de présenter leur point de vue comme découlant directement de la Bible, distinct des traditions qui pourraient ne mettre l’accent que sur les avertissements ou seulement sur les permissions. De plus, cette interprétation encourage une compréhension nuancée des enseignements bibliques, contrastant avec d’autres perspectives qui pourraient négliger le contexte complet des Écritures. Pour ceux qui cherchent des éclaircissements sur les nuances de la consommation d’alcool dans les textes bibliques, les ressources traitant de différences de la bible king james expliquées peuvent être particulièrement instructives. En fin de compte, cette approche cherche à favoriser un point de vue équilibré parmi les fidèles, en promouvant la modération tout en reconnaissant les dangers potentiels de l’excès.

Comment les Témoins de Jéhovah définissent-ils la consommation « modérée » par rapport à « l’ivresse » ?

C’est une question très importante pour comprendre leur approche pratique ! Combien est trop ? Il est intéressant de noter que les Témoins de Jéhovah évitent de fixer une limite numérique stricte, comme dire « seuls deux verres sont autorisés ».¹² Leurs publications expliquent que des facteurs comme le poids corporel, le sexe, la consommation de nourriture et la tolérance individuelle varient trop pour qu’une règle unique s’applique à tout le monde.¹²

Au lieu de cela, la définition repose entièrement sur l’ effet effet que l’alcool a sur l’individu.¹² La modération signifie consommer de l’alcool de telle manière qu’il ne does not n’altère négativement le jugement, la capacité de réflexion, la parole ou les actions.³ Le principe directeur fondamental qu’ils soulignent est le suivant : Toute quantité d’alcool qui altère indûment votre jugement et émousse votre capacité de réflexion est trop pour Votrevous.¹² Cela place la responsabilité directement sur l’individu pour qu’il soit conscient de lui-même et honnête quant à ses propres limites.¹³

Alors, qu’est-ce qui constitue le franchissement de la ligne vers l’ivresse ? Il ne s’agit pas nécessairement de perdre connaissance.³ Selon leur interprétation des descriptions bibliques, l’ivresse implique des signes observables d’altération, tels que :³

  • Être désorienté ou mentalement confus.
  • Marcher de manière instable ou avoir une mauvaise coordination.
  • Devenir argumentatif, querelleur ou belliqueux.
  • Avoir une élocution pâteuse ou incontrôlée.
  • Éprouver une baisse des inhibitions, conduisant à des paroles ou des actions regrettables.¹
  • Une incapacité notable à penser clairement ou à exercer un jugement sain.³

Ils mettent en garde contre bien plus que la simple ivresse manifeste. Le terme « consommation excessive » est également utilisé pour décrire un schéma de consommation de quantités excessives, même si la personne n’atteint pas toujours le point d’intoxication évidente.⁴ Une telle consommation excessive est déconseillée car elle peut mener à la dépendance, rendre une personne physiquement et spirituellement paresseuse, et entraîner tout de même de graves conséquences négatives.³ Le conseil donné est de fixer une limite personnelle définie qui reste bien dans les limites de la modération et évite même d’approcher la zone de danger de l’abus.¹² L’accent est mis sur le maintien de la maîtrise de soi et sur l’assurance que l’alcool n’entrave jamais la capacité de raisonner clairement et de remplir ses responsabilités spirituelles.³ Cette définition basée sur les effets exige une grande honnêteté personnelle et une auto-surveillance.

L’ivresse est-elle considérée comme un péché grave pour les Témoins de Jéhovah ?

Oui, absolument. Dans le cadre des croyances des Témoins de Jéhovah, bien que la consommation modérée d'alcool soit acceptée, drunkenness est sans équivoque considéré comme un péché grave qui déplaît profondément à Dieu.² Il n'est pas traité comme une erreur de jugement mineure, mais comme une faute morale majeure ayant des conséquences spirituelles potentiellement graves.³

Les raisons de cette condamnation ferme sont directement enracinées dans leur interprétation de la Bible. Ils enseignent que l'ivrognerie est dénoncée parce que :

  • Elle nuit à la relation avec Dieu : Une consommation excessive d'alcool peut amener les individus à négliger ou à ignorer « l'activité de Jéhovah ».⁶
  • Elle altère les facultés données par Dieu : Elle émousse la « faculté de raisonner » et le jugement, entravant la capacité d'une personne à servir Dieu de manière acceptable et à prendre des décisions sages.³ Dieu attend de ses adorateurs une pensée claire.¹²
  • Elle conduit à une perte de contrôle et à d'autres péchés : L'alcool diminue les inhibitions, poussant potentiellement les individus à dire ou à faire des choses nuisibles qu'ils ne feraient pas normalement, ce qui est décrit bibliquement comme la perte du « bon motif ».¹ Cela peut affaiblir les défenses morales.⁶
  • Elle cause des dommages physiques et sociaux : L'ivrognerie est liée à divers problèmes de santé (comme les maladies du foie, le cancer, les problèmes cardiaques), aux accidents, à la ruine financière et aux conflits familiaux.²
  • Elle a des conséquences éternelles : Ils accordent une grande importance à des passages bibliques comme 1 Corinthiens 6:9-11 et Galates 5:19-21, qui classent explicitement les « ivrognes » et « l'ivrognerie » parmi ceux qui ne pourront pas pas hériter du Royaume de Dieu.² Cela élève la question au-delà d'une simple inconvenance sociale pour lui donner des implications éternelles.⁶

L'ivrognerie est classée parmi les autres « œuvres de la chair » qui sont contraires au fait d'être « rempli d'esprit ».³ Le classement de l'ivrognerie avec des offenses telles que l'immoralité sexuelle et l'idolâtrie dans les « listes de vices » bibliques souligne sa gravité.⁹ Cette compréhension théologique explique pourquoi l'ivrognerie persistante et sans repentir est traitée non seulement comme un comportement imprudent, mais comme une transgression grave pouvant justifier une mesure disciplinaire formelle de la congrégation, comme nous le verrons plus loin.⁸

Y a-t-il des moments où les Témoins de Jéhovah sont spécifiquement invités à pas to drink?

Oui, la sagesse et l'amour jouent un grand rôle ici ! Bien que les Témoins de Jéhovah autorisent une consommation modérée d'alcool dans des circonstances appropriées, leurs enseignements mettent en évidence plusieurs situations spécifiques où choisir de s'abstenir complètement d'alcool est considéré comme la ligne de conduite nécessaire, sage ou aimante.² Ces directives soulignent la responsabilité envers soi-même, envers les autres et envers les normes de Dieu. Les moments clés pour l'abstinence incluent :

  • Lorsque la loi l'interdit : Les chrétiens sont tenus d'obéir aux lois du pays (« la loi de César »). Par conséquent, boire lorsqu'on est mineur ou dans des lieux où l'alcool est légalement interdit n'est pas permis.¹ Le respect de Romains 13:1 est attendu.²
  • Avant des activités nécessitant une attention totale : Reconnaissant que l'alcool altère le jugement et les réflexes, il est considéré comme imprudent et irresponsable de boire avant de conduire un véhicule, d'utiliser des machines ou de s'engager dans toute activité exigeant une concentration et une vigilance totales.¹ La sécurité pour soi-même et pour les autres est primordiale.¹²
  • Pendant la grossesse : Par souci des dommages potentiels pour le fœtus en développement (syndrome d'alcoolisation fœtale), les femmes enceintes peuvent choisir l'abstinence totale.² Cela reflète le respect pour le caractère sacré de la vie.¹⁵
  • Pour éviter de faire trébucher les autres : C'est un principe majeur basé sur Romains 14:21. Si la consommation d'alcool d'un Témoin pouvait affecter négativement la conscience de quelqu'un d'autre — peut-être une personne nouvelle dans la foi, quelqu'un ayant des antécédents d'abus d'alcool, ou quelqu'un qui croit personnellement que boire est mal — l'amour et la considération obligeraient le Témoin à s'abstenir en leur présence.² Cela montre que la liberté personnelle est équilibrée par le souci du bien-être spirituel de la communauté.³
  • Pendant les activités spirituelles : La sagesse dicte de s'abstenir d'alcool lors de la participation au ministère public (partager sa foi avec les autres) ou lors de l'assistance aux réunions de la congrégation ou à d'autres événements spirituels.² Ils établissent un parallèle avec la Loi de Dieu pour les anciens prêtres israélites, à qui il était interdit de boire de l'alcool pendant l'exercice de leurs fonctions officielles (Lévitique 10:9).²
  • En cas d'incapacité à contrôler sa consommation : Les personnes qui reconnaissent avoir un problème à contrôler leur consommation d'alcool, comme celles qui se remettent de l'alcoolisme, sont fortement conseillées de s'abstenir complètement.³ Pour elles, même un seul verre pourrait représenter un danger majeur.² Une action radicale, comme l'abstinence totale, est nécessaire dans de tels cas.³
  • Lors de la prise de certains médicaments : Le bon sens dicte d'éviter l'alcool si l'on prend des médicaments qui pourraient interagir négativement avec lui.⁷

Ces directives démontrent que la décision de boire ne relève pas seulement de la préférence personnelle, mais implique une prise en compte attentive de la légalité, de la sécurité, de la santé, des responsabilités spirituelles et de la préoccupation aimante pour les autres croyants.¹² De plus, la position baptiste sur la consommation d'alcool met l'accent sur la modération et la responsabilité au sein de la communauté. De nombreuses congrégations baptistes encouragent les individus à réfléchir à leurs actions et à leur impact potentiel sur les autres, favorisant une culture de soutien et de compréhension. Cette approche s'aligne non seulement sur les convictions personnelles, mais promeut également un engagement collectif envers une vie responsable.

Que se passe-t-il si un Témoin de Jéhovah lutte contre l’abus d’alcool ou s’enivre de façon répétée ?

La vie présente des défis, et les Témoins de Jéhovah reconnaissent que certains individus au sein de leur communauté peuvent lutter contre l'abus d'alcool ou l'alcoolisme.â ´ Leur approche implique à la fois d'encourager la responsabilité personnelle et de fournir une supervision par la congrégation, avec un fort accent sur le repentir.

Les personnes confrontées à de telles difficultés sont encouragées à prendre des mesures décisives.¹³ Cela peut impliquer de prendre une décision personnelle ferme de contrôler ou d'éliminer l'alcool, d'éviter activement les situations tentantes ou les fréquentations nuisibles 1, et de renforcer leur détermination par l'étude de la Bible et la prière.¹³ Reconnaissant que la volonté seule peut ne pas suffire, leur littérature reconnaît également le besoin potentiel d'une aide extérieure, y compris un traitement médical professionnel, une hospitalisation pour gérer les symptômes de sevrage sévères, ou des médicaments pour aider à réduire les envies et maintenir l'abstinence.¹³ Apprendre des moyens plus sains de faire face au stress, à la solitude ou à l'ennui est également encouragé.¹

Lorsque la consommation d'alcool d'un membre devient problématique, impliquant notamment une ivrognerie répétée, les anciens de la congrégation interviennent généralement.¹⁶ L'objectif déclaré est généralement pastoral : aider l'individu à reconnaître le problème, à se repentir et à rétablir sa situation spirituelle.¹⁷ Les anciens peuvent fournir des conseils spirituels et des encouragements.¹⁵

Mais si l'inconduite, telle qu'une ivrognerie habituelle, est considérée comme grave et que l'individu ne fait pas preuve d'un repentir sincère, une procédure disciplinaire formelle peut être engagée.¹⁶ Un « comité judiciaire », généralement composé de trois anciens, est nommé pour enquêter sur l'affaire.¹⁶ Ce comité rencontre l'individu accusé pour entendre sa version des faits et évaluer sa condition spirituelle, en particulier son attitude envers l'acte répréhensible.¹⁷ Le cas de M. Wall, qui a fait l'objet d'une enquête pour des incidents d'ivrognerie et d'abus verbaux, fournit un exemple concret de ce processus.¹⁹

Le repentir est le facteur crucial déterminant l'issue.¹⁶ Si le comité judiciaire détermine que la personne est sincèrement désolée, a cessé le comportement pécheur et est résolue à ne pas le répéter, elle peut recevoir un blâme formel (parfois annoncé publiquement à la congrégation comme une « réprimande ») et pourrait perdre certains privilèges au sein de la congrégation tout en restant membre.¹⁶

À l'inverse, si le comité conclut que l'individu est unrepentant— ce qui signifie qu'il ne reconnaît pas la gravité du péché, ne montre aucun remords ou poursuit le comportement problématique — il peut être « exclu ».⁸ L'exclusion est essentiellement une expulsion ou une excommunication de la congrégation.¹â ° Cette action est considérée comme une mesure nécessaire, basée sur des directives scripturaires comme 1 Corinthiens 5:11-13, pour protéger la pureté spirituelle et morale de la congrégation et maintenir les normes de Dieu.⁸

Une conséquence majeure de l'exclusion est « l'évitement ».¹â ° Les membres de la congrégation, y compris les amis et souvent les membres de la famille ne vivant pas dans le même foyer, sont invités à cesser toute relation sociale avec la personne exclue.¹⁶ Bien que les liens familiaux normaux au sein du foyer immédiat puissent se poursuivre, les contacts sociaux plus larges sont généralement coupés.¹⁶ Cette pratique, basée sur leur interprétation de passages comme 2 Jean 10-11, est conçue comme une forme de discipline, démontrant la désapprobation de la conduite sans repentir et motivant potentiellement l'individu à revenir.¹⁸ Les relations d'affaires peuvent se poursuivre par nécessité, mais l'interaction sociale est évitée.¹⁸

L'exclusion n'est pas nécessairement permanente.⁸ Les personnes qui ont été exclues sont toujours autorisées et même encouragées à assister aux réunions de la congrégation pour recevoir une nourriture spirituelle.¹⁶ Si elles font preuve plus tard d'un repentir sincère et changent leur comportement sur une période donnée, elles peuvent demander leur réintégration et être accueillies à nouveau dans la congrégation.⁸ Les anciens peuvent faire des efforts pour rendre visite périodiquement aux personnes exclues afin d'offrir une assistance spirituelle en vue de leur réintégration.¹⁸ Tout ce processus souligne le sérieux avec lequel l'ivrognerie sans repentir est considérée et le haut niveau de conformité comportementale attendu au sein de l'organisation.

Qu’enseignaient les premiers Pères de l’Église sur la consommation de vin par les chrétiens ?

Se pencher sur les enseignements des premiers dirigeants chrétiens, souvent appelés les Pères de l'Église, qui ont vécu dans les siècles suivant immédiatement les apôtres, fournit un contexte historique précieux. Les recherches indiquent que leurs points de vue sur la consommation de vin s'alignent assez étroitement avec la perspective équilibrée adoptée par les Témoins de Jéhovah aujourd'hui.²³

Pendant environ les 1 800 premières années de l'histoire chrétienne, le point de vue dominant était que les boissons alcoolisées, en particulier le vin, faisaient partie intégrante de la vie quotidienne et pouvaient être considérées comme un don de Dieu.²⁴ Le consensus parmi la plupart des premiers Pères de l'Église, tel que reflété dans leurs écrits, reposait sur deux points complémentaires 23 :

  1. Boire du vin avec modération n'est pas un péché ; c'est plutôt une bénédiction qui apporte la joie.¹¹ Ils faisaient souvent référence au Psaume 104:15 sur le vin qui réjouit le cœur.²⁵
  2. L'excès menant à l'ivrognerie est un péché et doit être évité.¹¹ Les avertissements contre l'ivresse étaient courants.²⁴

Plusieurs figures éminentes illustrent ce point de vue :

  • Clément d'Alexandrie (v. 150-215 apr. J.-C.) : Il a écrit sur les bienfaits du vin, suggérant qu'il pouvait être utilisé avec modération à la fin d'une journée pour se détendre ou comme tonique pour la santé, surtout pour les personnes âgées.²³ Mais il a fortement mis en garde contre l'excès, en particulier pour les jeunes, avertissant que le vin pouvait enflammer les passions et conduire au péché.²⁶ Il admirait ceux qui choisissaient l'abstinence mais ne l'imposait pas.²⁶ Il recommandait de mélanger le vin avec de l'eau.²⁷
  • Jean Chrysostome (v. 347-407 ap. J.-C.) : Il a offert cette distinction mémorable : « le vin est l'œuvre de Dieu, l'ivrognerie est l'œuvre du diable ».²³ Il croyait que le vin lui-même n'était pas à blâmer pour l'ivrognerie, mais plutôt l'intempérance.²⁵ Il aurait considéré ceux qui interdisaient tout vin comme potentiellement immatures ou même proches de l'hérésie.²³
  • Augustin d'Hippone (v. 354-430 apr. J.-C.) : Comme d'autres, il a mis en garde contre le péché d'ivrognerie tout en considérant la consommation modérée d'alcool comme permise.¹⁴
  • Autres sources anciennes : Les écrits de Justin Martyr (v. 100-165 apr. J.-C.) et de Cyprien de Carthage (v. 200-258 apr. J.-C.) confirment que le vin, généralement mélangé à de l'eau, était utilisé dans le rite central de l'Église primitive, l'Eucharistie ou le Repas du Seigneur.²⁴ Un document chrétien ancien appelé la Didachè (fin du Ier ou début du IIe siècle) mentionne que les chrétiens donnaient des portions de leur vin pour soutenir les prophètes ou les pauvres, ce qui implique son usage courant.²³ Le conseil de saint Paul à Timothée (1 Timothée 5:23) d'utiliser « un peu de vin » était fréquemment cité comme soutien scripturaire pour un usage modéré ou médicinal.¹¹

Un détail historique important est la pratique ancienne courante consistant à diluer le vin avec de l'eau.²⁸ Les sources suggèrent que des mélanges allant de deux à dix parts d'eau pour une part de vin étaient courants chez les Grecs, les Romains et les Juifs.²â ¹ Boire du vin non dilué était parfois considéré comme barbare.³⁰ Cette pratique signifiait que le « vin » consommé à l'époque biblique et par l'Église primitive avait souvent une concentration en alcool nettement inférieure à celle de nombreux vins modernes.²⁴

Comprendre ces points de vue anciens montre que le concept selon lequel une consommation modérée d'alcool est acceptable, tandis que l'ivrognerie est condamnée, a des racines profondes dans la tradition chrétienne.²⁴ Cette perspective historique contraste avec l'essor ultérieur des mouvements de tempérance qui prônaient l'abstinence totale.²⁴

Les Témoins de Jéhovah utilisent-ils du vrai vin lors de leurs offices, comme pour la communion ?

Cette question touche à l'observance annuelle la plus sacrée pour les Témoins de Jéhovah, qu'ils appellent le Mémorial de la mort du Christ ou le Repas du Seigneur.¹â ° Cet événement commémore le sacrifice de Jésus et a lieu une fois par an à la date correspondant au 14 Nisan du calendrier juif ancien.¹â °

Au cours de cette occasion solennelle, oui, ils utilisent bien du vrai vin. Plus précisément, du vin rouge non altéré est utilisé, accompagné de pain sans levain.¹â ° Ces éléments sont appelés « emblèmes ».

Le symbolisme attaché à ces emblèmes est au cœur de la célébration. Les Témoins de Jéhovah enseignent que le pain sans levain représente le corps physique parfait de Jésus, qu'il a donné au nom de l'humanité.¹â ° Le vin rouge symbolise son sang, qui a été versé pour offrir la rédemption du péché par la Nouvelle Alliance.¹â ° Il est important de noter leur distinction théologique : ils ne pas croient pas à la transsubstantiation (la croyance selon laquelle le pain et le vin deviennent littéralement le corps et le sang du Christ, comme dans la doctrine catholique) ni à la consubstantiation (la croyance selon laquelle le corps et le sang du Christ sont physiquement présents « dans, avec et sous » le pain et le vin, comme dans certaines visions luthériennes).¹â ° Pour les Témoins de Jéhovah, le pain et le vin sont des représentations purement symboliques.

Mais une différence majeure existe entre le Mémorial des Témoins de Jéhovah et les pratiques de communion de la plupart des autres confessions chrétiennes concernant ceux qui consomment réellement les emblèmes. Pendant le service du Mémorial, le pain et le vin sont passés parmi tous les assistants seule une très petite minorité y participe réellement en mangeant le pain et en buvant le vin.¹â ° Cette pratique reflète leur croyance selon laquelle seuls les membres oints de la congrégation doivent y participer, tandis que les autres observent la cérémonie avec révérence. De plus, les Témoins de Jéhovah ont des restrictions alimentaires spécifiques basées sur leur interprétation des enseignements bibliques ; par exemple, ils s'abstiennent de certains aliments, ce qui amène beaucoup de gens à se demander : les Témoins de Jéhovah mangent-ils du porc? ? Par conséquent, leur respect de ces lois alimentaires renforce leur engagement à vivre en accord avec leur foi.

Cette participation restreinte découle directement de leur eschatologie unique (croyances sur la fin des temps et le salut). Les Témoins de Jéhovah croient que seul un groupe limité de 144 000 personnes, tel que mentionné dans le livre de l'Apocalypse, a une « espérance céleste » — c'est-à-dire qu'ils sont destinés à régner avec le Christ au ciel.¹â ° Seuls les membres vivant actuellement qui croient appartenir à ce groupe, souvent appelé les « oints » ou le « reste », sont considérés comme éligibles pour participer aux emblèmes du Mémorial.¹â °

La grande majorité des Témoins de Jéhovah dans le monde croient qu'ils ont une « espérance terrestre » — la perspective de vivre éternellement dans le paradis sur Terre sous le Royaume de Dieu.¹â ° Ces personnes assistent au Mémorial respectueusement en tant qu'observateurs, montrant leur appréciation pour le sacrifice du Christ ; ils ne participent pas au pain et au vin parce qu'ils ne se considèrent pas comme faisant partie de la classe céleste ou comme participants à la Nouvelle Alliance de la même manière que les oints.¹â °

Les chiffres reflètent cette distinction de manière spectaculaire. Alors que des millions de personnes assistent au Mémorial chaque année (environ 21 millions en 2024), le nombre de ceux qui y participent dans le monde est très faible (environ 23 200 en 2024).¹â ° Par conséquent, dans de nombreuses congrégations locales, il est courant que personne parmi les présents ne participe aux emblèmes lorsqu'ils sont passés.¹â ° Cette pratique souligne que, bien que le vin lui-même soit autorisé avec modération dans la vie quotidienne, son utilisation lors de leur célébration la plus sacrée est hautement restreinte en fonction de leur compréhension théologique spécifique du salut et de la relation d'alliance avec Dieu.

Conclusion

Ainsi, explorer le point de vue des Témoins de Jéhovah sur l'alcool révèle une position mûrement réfléchie, enracinée dans leur interprétation de la Bible. Nous avons vu que leur enseignement officiel autorise la consommation modérée de boissons alcoolisées, considérant le vin comme un cadeau potentiel de Dieu destiné au plaisir.² Cette position s'aligne sur les points de vue et pratiques chrétiens historiques observés dans l'Église primitive et maintenus dans des traditions comme le catholicisme.²³ De plus, les Témoins de Jéhovah soulignent l'importance de la modération et de la maîtrise de soi, décourageant la consommation excessive qui peut entraîner des conséquences néfastes. Leur compréhension des textes bibliques est également reflétée dans le origine de la Traduction du monde nouveau, qui vise à fournir une représentation précise des enseignements scripturaires sur divers sujets, y compris l'utilisation responsable de l'alcool. Cette approche prudente souligne leur engagement à équilibrer le plaisir avec les principes de leur foi.

Mais cette autorisation s'accompagne de mises en garde très fortes et de limites claires. L'ivresse est condamnée sans équivoque comme un péché grave ayant des conséquences physiques, sociales et spirituelles néfastes, y compris une exclusion potentielle du Royaume de Dieu en cas d'absence de repentance.² L'accent est mis fermement sur la modération, la maîtrise de soi et l'évitement de tout niveau de consommation qui altère le jugement ou la capacité de réflexion.¹² L'amour pour les autres et la sagesse pratique dictent de s'abstenir dans les situations où boire pourrait être illégal, dangereux ou faire trébucher un autre croyant.² Le sérieux de leur position est souligné par le fait qu'une ivresse habituelle sans repentance peut conduire à une discipline congrégationnelle formelle, y compris l'excommunication.⁸



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